La responsable des Ressources naturelles répondait à une question sur la rénovation de 1,9 milliard $ de la centrale lorsque l'incident inusité s'est produit. Du haut des tribunes, Sébastien Boies, membre des Citoyens mauriciens pour le déclassement nucléaire, a projeté une grande quantité de cartons jaunes, qui ont atterri sur les têtes libérales juste en dessous. «On n'en a pas besoin» de Gentilly-2, a-t-il hurlé de son siège. Il demande à ce que la population soit consultée avant que le projet aille de l'avant.
Les agents de sécurité n'ont pas mis de temps à expulser la demi-douzaine de militants qui venaient de briser le décorum des lieux. M. Boies a été détenu quelque temps avant d'être relâché. Il ne sera pas poursuivi.
Le président de l'Assemblée nationale, Yvon Vallières, a suspendu les travaux le temps de ramasser les papiers sur le sol. Mme Normandeau a par la suite accusé le PQ d'avoir planifié cet «événement inhabituel». «On comprend que l'opposition officielle peut poser des questions, mais de là à orchestrer ce genre d'opération...» a-t-elle déploré.
Le porte-parole péquiste en matière d'énergie, Sylvain Gaudreault, a tenu à «dissocier très clairement» son parti du coup d'éclat commis par le militant. M. Gaudreault et sa collègue de Champlain, Noëlla Champagne, ont par ailleurs déposé deux pétitions de quelque 2000 signataires de la Mauricie opposés au projet d'Hydro-Québec qui doit débuter en 2011.
Commission parlementaire
Le Parti québécois souhaite une commission parlementaire pour éclaircir les enjeux autour du projet «avant de s'engager de façon irréversible». «Quels sont les coûts réels considérant la gestion des déchets nucléaires? a demandé M. Gaudreault. Quels sont les impacts pour la santé publique? Quelles sont les énergies de remplacement?»
La ministre Normandeau a plaidé que 800 emplois seront créés dans la région de la Mauricie grâce aux travaux. «Nous avons pris la décision de maintenir les installations de Gentilly-2 parce que c'est une centrale importante pour assurer la stabilité de nos approvisionnements», a-t-elle fait valoir.











