Le ministre Tony Tomassi doit le faire pour les projets de garderies et de CPE des territoires concernés par les révélations du péquiste Nicolas Girard, soutient Jean Robitaille, le directeur général de l'Association. Le territoire des Laurentides, notamment.
M. Robitaille se dit «troublé» et «inquiet» parce qu'il a entendu mardi à l'Assemblée nationale. Il se demande si ce sont bel et bien les meilleurs projets qui ont été retenus - si le processus n'a pas été contaminé. Il ne l'affirme pas. Il se pose des questions - des questions qu'il n'avait pas à l'esprit en août 2008, lors de la dernière attribution de places.
Le fait de dévoiler le nombre de points reçus par les différents projets soumis au ministère de la Famille permettrait d'y voir plus clair, selon lui. Les projets devaient répondre à des critères précis pour être acceptés : flexibilité des horaires et accueil d'enfants de familles immigrantes, entre autres.
L'ancienne ministre titulaire de la Famille, Michelle Courchesne, avait mis en place un processus d'attribution «rigide», soutient Sylvain Lévesque, de l'Association des garderies privées du Québec. Le nom du vice-président de cette autre association, Samir Alahmad, a été abondamment cité par le député Nicolas Girard.
Mieux sous le PQ?
M. Lévesque insiste pour dire que des critères rigoureux ont été mis en place par la ministre Courchesne pour s'assurer que l'octroi des permis allait aux meilleurs projets. Néanmoins, il exprime sa préférence pour le système qui était en place sous le dernier gouvernement du Parti québécois. Aucun permis n'était accordé si le projet n'avait pas d'abord été recommandé par un Conseil régional de développement, où siégeaient les gens du milieu, explique-t-il.
«Les places étaient accordées après l'obtention d'un consensus à cette instance», insiste-t-il, tout en ayant le souci de ne pas jeter la pierre aux fonctionnaires qui ont pris le relais.
«Si la preuve est apportée qu'il y a eu des privilèges politiques, je serai le premier à les dénoncer», assure Sylvain Lévesque. Pour l'heure, lui aussi aimerait y voir plus clair.














