Elle soumettra cette proposition et plusieurs autres à l'occasion de la Journée internationale contre la corruption. Elle les présentera en début d'année prochaine à la commission parlementaire sur le financement des partis politiques convoquée par le ministre Claude Béchard.
Alexandre Thériault-Marois, le président de l'aile jeunesse du PQ, attendait avec impatience, hier, de voir quelles propositions la chef et son entourage ont finalement retenues. Lui-même est favorable à l'abaissement du plafond du financement individuel.
«On peut se questionner sur les intentions d'un donateur de plus de 1000 $, mais beaucoup moins de celui qui donne 100 $», écrit-il, en guise d'illustration, dans une lettre ouverte envoyée à plusieurs médias.
Interrogé sur les informations du Soleil, M. Thériault-Marois s'est réjoui de l'intention des hautes instances du PQ de faire passer le plafond des dons aux partis provinciaux de 3000 $ à 500 $ par année. Une information qu'a refusé «d'infirmer ou de confirmer» le porte-parole péquiste, Éric Gamache.
Si elle finissait par avoir force de loi, cette mesure ne nuirait pas tellement au Parti québécois, cela dit. Il reçoit beaucoup moins de contributions de 1000 $, 2000 $ ou 3000 $ que le Parti libéral du Québec.
Le Comité national des jeunes lui-même rappelle que la moyenne des contributions politiques au PQ s'est élevée à 167 $ l'an dernier. Cette moyenne était de 413 $ au PLQ.
«Ça n'a rien de partisan, assure un interlocuteur péquiste. Notre but, c'est d'en finir avec la perception que des contributions servent à obtenir des récompenses, ce que peuvent suggérer des contributions élevées. On veut du financement qui soit vraiment populaire.»
Pauline Marois fera également part de son souhait de voir le Directeur général des élections du Québec être nanti de davantage de moyens pour mener ses enquêtes.
Alexandre Thériault-Marois espère par ailleurs que son parti confirmera son intention d'«interdire le financement à ceux qui ne sont pas membres du parti financé». Il en saura plus aujourd'hui, à moins que les chutes de neige annoncées forcent un report de la conférence de presse de Mme Marois, disait-on, hier.











