«Nous voulons rester dans l'esprit de ce qu'a voulu faire René Lévesque», a indiqué, mercredi, la chef du Parti québécois.
Le plafonnement des contributions à 500 $ par individu et par année est la pièce maîtresse des propositions qu'elle a présentées pour «redonner confiance aux citoyens».
«Qui peut donner 3000 $, à part quelqu'un qui s'attend à quelque chose en retour?» a renchéri le leader du PQ à l'Assemblée nationale, Stéphane Bédard. «Ce n'est pas le cas de tout le monde, mais ça donne une mauvaise impression.»
Parmi les idées avec lesquelles il a jonglé, le PQ a finalement rejeté celle de réserver aux seuls membres des partis politiques la possibilité de participer à leur financement.
«Nous ne l'avons pas retenue, parce qu'il y a des gens qui veulent donner à des partis mais qui ne peuvent en être membres en raison de leurs fonctions», a expliqué Mme Marois. C'est le cas de certains hauts fonctionnaires.
Système mixte
À la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi libéral sur le financement des partis, le PQ suggérera de renforcer les pouvoirs du directeur général des élections du Québec. Notamment par la création d'une «passerelle» entre son bureau et Revenu Québec. Il s'agirait de «s'assurer qu'un contributeur ne puisse obtenir un remboursement par son employeur».
La chef péquiste réitérera son opposition à toute contribution des entreprises au financement des partis, ainsi qu'à tout système dans lequel les budgets seraient entièrement fournis par l'État.
Sa préférence va à un système mixte, où existe une allocation de l'État et où les citoyens peuvent aussi contribuer - comme c'est le cas actuellement. Il en va de «la bonne santé de notre vie démocratique», d'après elle.
L'ajustement proposé par le ministre Claude Béchard lui paraît raisonnable. Il fera passer l'allocation annuelle de l'État aux partis provinciaux à 0,82 $ par vote.
Mme Marois croit que les partis municipaux devraient aussi pouvoir compter sur un ajustement de leur allocation.













