Un sondage CROP mené pour Le Soleil et La Presse redonne au Parti libéral du Québec la première place dans les intentions de votes, à 40 %, devant le Parti québécois, à 38 %.
En octobre, lors du dernier coup de sonde de CROP, les positions des deux principaux partis au Québec étaient pratiquement à l'inverse. Des résultats, à l'intérieur de la marge d'erreur, qui ressemblent aux résultats du sondage Léger de la semaine dernière. Comme quoi les vacances des Fêtes n'ont pas accentué la grogne des Québécois envers le gouvernement Charest.
«Le paysage politique est plutôt calme, note Maïalène Wilkins, de CROP. Il n'y a pas eu beaucoup de mouvements depuis l'automne.»
L'insatisfaction à l'égard du gouvernement demeure d'ailleurs sensiblement la même, à 50 %. Et l'écart chez les francophones entre les libéraux, à 33 %, et les péquistes, à 45 %, est pratiquement inchangé.
La cote de Jean Charest comme meilleur premier ministre augmente d'un seul point à 43 % depuis octobre, et celle de Pauline Marois baisse d'un point, à 32 %.
Mme Wilkins hésite à qualifier les retombées sur l'humeur populaire des charges du premier ministre Charest contre Ottawa sur la question environnementale. De même pour la catastrophe haïtienne.
Les nouvelles sont particulièrement mauvaises pour l'Action démocratique du Québec. Le couronnement d'un nouveau chef n'a pas encore déclenché une «Deltellmanie» et le parti peine à faire oublier les déboires de la course à la direction.
L'ADQ qui formait l'opposition officielle il y a un peu plus d'un an ne récolte plus que 6 % des intentions de votes. Jamais depuis 2004 les chiffres n'ont été aussi mauvais pour la formation «autonomiste». Elle est maintenant déclassée par Québec solidaire et le Parti vert, tous les deux à 8 %.
Même à Québec, dans son fief, l'ADQ en arrache. Elle était à 24 % en octobre, et chute à 17 % en janvier. La maigreur de l'échantillon régional (168 personnes) commande néanmoins la prudence dans l'interprétation du résultat.
La maison de sondage CROP ne juge pas nécessaire d'inclure le nom de M. Deltell à la question «Qui ferait le meilleur premier ministre du Québec?», tant le score du parti est famélique.
Le sondage a été mené entre le 14 et le 24 janvier auprès de 1000 personnes. Il comporte une marge d'erreur de trois points, 19 fois sur 20.











