À l'ouverture d'un caucus de deux jours en Estrie, la chef du Parti Québécois a appelé à une négociation de «bonne foi» entre les fonctionnaires et le gouvernement. Québec propose une augmentation progressive allant de 0,5 % la première année à 1,5 % la cinquième.
«C'est sûr que les positions semblent assez loin les unes des autres, a noté la chef péquiste. Une négociation est une question de compromis. (...) Il faut éviter ce qu'a fait le Parti libéral la dernière fois et imposer des conditions. Sur le fond des choses, c'est sûr qu'il y a des corrections à apporter.»
Plusieurs députés péquistes ont été interrogés sur la légitimité des demandes syndicales. La plupart ont préféré éluder la question. Le député de Groulx, René Gauvreau, estime que compte tenu des coupes historiques vécues par la fonction publique, elle mérite l'augmentation demandée. Toutefois, «dans le contexte économique actuel», il ne croit pas que la présidente du Conseil du Trésor «soit en mesure de leur donner cette augmentation».
Porte-parole en matière de finances, Nicolas Marceau a aussi appelé à tenir compte du «contexte des finances publiques un peu plus difficiles.»
Ancienne président de syndicat, la députée Monique Richard a pour sa part qualifié de «faible» la proposition du gouvernement.

















