Construction: blitz du PQ pour sa pétition d'enquête publique

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La chef péquiste Pauline Marois n'a pas l'intention...

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La chef péquiste Pauline Marois n'a pas l'intention de baisser les bras dans le dossier de la construction.

Simon Boivin
Le Soleil

(Orford) Les Québécois sont beaucoup plus nombreux à vouloir une enquête publique sur la construction que ce que laisse croire la pétition en ligne du PQ sur la question, estime Pauline Marois.

«Je suis persuadée, et nous le savons par nos sondages internes, que le nombre de personnes qui souhaitent une enquête est très élevé», a commenté la chef péquiste, mercredi matin, à l'entrée d'un caucus deux jours pour préparer la rentrée parlementaire du 9 février.

«Nous savons que 80 % [des Québécois] veulent toujours la tenue d'une enquête publique, a-t-elle poursuivi. On est très solide sur cette question-là.»

La chef et plusieurs députés se sont portés à la défense des résultats obtenus jusqu'ici par la pétition électronique. Quelque 28 500 personnes l'ont endossée en inscrivant leur nom sur le site Internet de l'Assemblée nationale. La pétition, lancée le 4 décembre, se classe au 25e rang des pétitions déposées en Chambre depuis l'élection des libéraux, en 2003. Sept d'entre elles ont récolté plus de 100 000 noms.

Depuis peu, des députés péquistes ont entrepris de faire signer une version papier de la pétition pour gonfler le nombre de signataires.

«C'était Noël pour tout le monde, a justifié Mme Marois. On a travaillé dans nos comtés. Il y a eu du repos. Il y a une relance depuis quelques jours.»

L'initiateur de la pétition, Bertrand St-Arnaud, porte-parole en matière de Sécurité publique, soutient que la cueillette de signatures est conforme aux attentes. «Nous, on avait parlé de quelques dizaines de milliers de signatures, note le député de Chambly. Il reste encore une semaine. Je trouve ça assez respectable comme nombre.»

Le caractère encore nouveau de la pétition en ligne, les vacances de Noël, l'espace médiatique occupé par la catastrophe en Haïti expliquent les résultats obtenus jusqu'à maintenant, croit-il.

Le député Bernard Drainville a lancé un appel aux Québécois pour qu'ils apposent leur signature à la pétition avant la date limite du 4 février.

«Les Québécois, on aime ça parfois chialer, note M. Drainville. Là, je dis : "Posons un geste et signons la pétition". Ça va nous donner du gaz à nous autres [les politiciens].» Il a brandi à la caméra un carton avec l'adresse du site de l'Assemblée nationale (www.assnat.qc.ca/­  petition) pour inciter les gens à emboîter le pas.

Une idée de Khadir

Au cours des derniers jours, Québec solidaire et l'ADQ ont reproché au PQ d'avoir fait cavalier seul. Mercredi, le chef adéquiste Gérard Deltell en a rajouté au Soleil. «La faiblesse de la pétition du PQ affaiblit le consensus sur la nécessité d'avoir une enquête, a déploré M. Deltell. C'est vraiment dommage parce que l'idée d'une pétition est venue d'Amir Khadir et elle devait être non partisane. Le PQ a décidé de faire bande à part, qu'il vive avec.»

Quoi qu'il en soit, la chef du Parti québécois a promis mercredi que les questions d'éthique et d'intégrité occuperont l'avant-scène au cours de la session. Le cas du député libéral Jean D'Amour, soupçonné d'avoir enfreint la loi sur le lobbyisme, apporte de l'eau à son moulin. «On va reprendre à la rentrée là où on a laissé», a assuré Mme Marois.

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