Le PQ veut couper les vivres au lieutenant-gouverneur

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Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Le Parti québécois veut que Québec coupe les vivres au Bureau du lieutenant-gouverneur. Une proposition rejetée par le gouvernement Charest, qui y voit une «astuce» de souverainistes.

À défaut de pouvoir abolir une institution qu'elle juge désuète, la députée Agnès Maltais a proposé, par voie de motion, mercredi, que l'Assemblée nationale «s'oppose à l'adoption de tout crédit lié à la fonction» de Pierre Duchesne. Autrement dit, que son bureau soit privé du budget de près de 800 000 $ provenant «des poches des contribuables». Pour l'élue de Taschereau, il s'agit de dénoncer le refus du lieutenant-gouverneur «de rendre compte de ses dépenses aux parlementaires».

La semaine dernière, M. Duchesne avait délégué son «aide de camp», Michel Demers, à la Commission parlementaire de l'administration publique. Invoquant ses «privilèges», il était demeuré sourd aux appels des élus qui l'invitaient à s'y présenter lui-même - y compris à ceux du premier ministre Charest.

Si elle était adoptée, la motion péquiste entraînerait des économies de près de 800 000 $ «sans coupures de services aux Québécois», a fait valoir Mme Maltais.

«On ne jouera pas dans le stratagème des péquistes», a lancé le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis. «M. Parizeau parlait de la cage aux homards. Ensuite, vous avez parlé d'astuce. Puis, vous avez dit : "Il faut créer une crise politique pour être capable d'arriver à la souveraineté.'' Vous êtes incapables d'obtenir la souveraineté par la porte d'en avant. Vous voulez l'obtenir par la porte d'en arrière.»

Pour le péquiste Stéphane Bédard, le leader du gouvernement pourrait remporter une médaille du lieutenant-gouverneur avec une telle défense. Une touche d'humour qui a fait mouche. Elle a fait sourire Jacques Dupuis et Jean Charest.

 

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