Bernard Landry a déjà critiqué certains aspects d'un projet de loi sur l'identité présenté en 2007 par Pauline Marois. Il avait visé l'article proposant de rendre inéligibles aux élections provinciales, municipales et scolaires les nouveaux arrivants qui n'auraient pas une connaissance «appropriée» du français au bout de trois ans.
Mais il rejette en bloc les critiques de Lucien Bouchard sur une quelconque dérive identitaire du PQ et appuie aujourd'hui sans réserve Pauline Marois.
«Le PQ est très moderne sur cette question. Ce qui est déplacé, affirme Bernard Landry en entrevue, c'est l'approche du rapport Bouchard-Taylor», dont s'est inspiré «Lucien».
«Déjà le titre du rapport, Le temps de la conciliation, était une injure, une insulte. Bouchard et Taylor ont flirté avec le multiculturalisme.»
Lucien Bouchard «dit qu'il accepte la burqa, un phénomène religio-culturel inacceptable dans nos civilisations», fustige encore M. Landry. Il insiste : le Parti québécois de Pauline Marois est «sur la bonne voie» dans ce dossier.
Il est encore plus virulent sur la question de la souveraineté, lui qui travaille actuellement à mettre sur pied un mouvement pour en faire la promotion avec Gérald Larose.
«Déprimant»
«Baisser les bras» comme le fait Lucien Bouchard, «c'est déprimant, c'est décourageant. Ça envoie au reste du Canada un message humiliant et invraisemblable», regrette-t-il.
M. Landry rejette l'opposition établie par M. Bouchard entre, d'une part, les efforts déployés par le PQ pour rapprocher le Québec de la souveraineté et, d'autre part, les problèmes en santé, en éducation et dans les finances publiques. «L'indépendance ne les réglera pas - il en existe dans tous les pays. Mais elle va aider à les régler», postule-t-il.
M. Bouchard est-il toujours péquiste à vos yeux? «Je ne pense pas. Si c'était ça, l'esprit du parti, ce serait vraiment lamentable.»















