PQ et SPQ libre: nouvelle bataille interne en vue

Ci-dessus, Pauline Marois, chef du PQ, et Marc... (Photothèque Le Soleil)

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Ci-dessus, Pauline Marois, chef du PQ, et Marc Laviolette, du SPQ libre, s'embrassent au dévoilement de la plate-forme électorale péquiste en 2008.

Photothèque Le Soleil

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Les péquistes membres du SPQ libre monteront au créneau lors du colloque du Parti québécois à Lévis les 13 et 14 mars. L'éloge de la richesse, ils veulent bien, mais pas à tout prix.

Marc Laviolette, du SPQ libre, qui revendique quelque 400 membres, n'apprécie guère «l'individualisme ambiant devant lequel s'inclinent certains courants au sein du Parti québécois».

Cet «individualisme» les «amène à flirter avec les idées néolibérales de l'ADQ dans l'espoir d'hypothétiques et illusoires gains électoraux», croit-il.

En entrevue, M. Laviolette a dit détecter cette idéologie dans le document Gouvernement souverainiste et création de la richesse préparé par le PQ pour son colloque de la mi-mars.

Il en veut pour preuve cette question dont débattront les délégués : «Devrait-on miser davantage sur les taxes à la consommation que sur les impôts sur le revenu afin de favoriser le travail et la création d'emplois?»

«Nous, on le dit clairement : on est pour l'impôt progressif», déclare l'ancien syndicaliste.

Pas question pour lui et SPQ libre de céder aux chants des sirènes des «économistes lucides», qui plaident en faveur de taxes et de tarifications plus élevées et généralisées pour les services publics. Les thèses de Claude Montmarquette et compagnie déplaisent à M. Laviolette et à son groupe.

En fait, le club politique affilié au PQ craint surtout que des élus péquistes choisissent d'emprunter cette voie, même de façon mesurée.

«Certains au PQ pensent qu'il faut taxer davantage et baisser les impôts sous prétexte de ne pas laisser une dette en héritage aux générations futures, dénonce-t-il. Moi, je crois que le pire héritage qu'on pourrait laisser aux générations futures, ce sont des services publics en lambeaux.»

Pour combattre avec plus d'efficacité la montée de ce courant «néolibéral» au sein du PQ, et pour mieux faire valoir ses différents points de vue, notamment sur la souveraineté, le SPQ libre mène actuellement une intense campagne de recrutement.

Quelque 400 personnes sont déjà membres de l'organisation. Parmi elles, 325 adhèrent à la fois au SPQ libre et au PQ.

Ce parti dans le parti déplore par ailleurs que Pauline Marois ne soit pas derrière les travailleurs du secteur public dans les négociations en cours avec l'État.

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