Whissell aurait aimé soumettre son cas à un commissaire à l'éthique

David Whissell lors d'une conférence de presse à... (Photothèque La Presse)

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David Whissell lors d'une conférence de presse à Montréal en juillet

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Gilbert Lavoie
Le Soleil

(Québec) Le député d'Argenteuil, David Whissell, estime qu'on lui aurait fait un meilleur sort au cours de la dernière année si le gouvernement avait tenu sa promesse de 2003 de nommer un commissaire à l'éthique. «Ça aurait été totalement différent à cause du pouvoir d'enquête. J'aurais pu demander au commissaire d'aller poser son regard sur ce que certaines personnes m'ont reproché», a-t-il déclaré mardi en entrevue au Soleil.

Ministre du Travail l'an dernier, M. Whissell a démissionné de son poste au cabinet en septembre à cause de la controverse entourant sa situation d'actionnaire au sein de la compagnie ABC Rive-Nord, une firme d'asphaltage qui reçoit des contrats du ministère des Transports. «Dans toute l'histoire que j'ai vécue, personne ne m'a reproché d'avoir posé un geste, aussi petit soit-il. Certaines personnes parlaient "d'allégations" de conflits d'intérêts mais, dans les faits, il n'y avait même pas d'allégations. Au début, certains détracteurs et certains médias disaient qu'il y avait un conflit d'intérêts potentiel, tout ça a fait boule de neige, on était rendu dans les allégations de conflits d'intérêts, mais il n'y a jamais eu d'allégations de conflits d'intérêts.»

Prié d'indiquer si l'opposition avait été injuste à son endroit, le député a répondu que ce n'est pas à lui mais à la population de juger. «Je fais le choix de poursuivre et terminer mon mandat et si je me représente, c'est la population qui aura le dernier mot.»

M. Whissell a révélé qu'au cours des dernières semaines, il a évalué toutes les options, «incluant celle de retourner dans l'entreprise que j'avais fondée à l'époque, et incluant d'autres offres d'emplois qui m'ont été faites dans le secteur privé».

La possibilité d'un retour chez ABC Rive-Nord a fait l'objet d'un litige avec les autres actionnaires qui ont entamé des procédures pour le forcer à leur vendre ses actions. «Il y a un litige au niveau de l'entreprise entre les actionnaires et la fiducie verra à dénouer le litige en question, a-t-il déclaré. Indépendant du dénouement, ce que je dis aujourd'hui, c'est que je suis député et je vais terminer mon mandat.»

Il dit en être arrivé à la conclusion qu'il a toujours la même motivation qui l'a amené en politique. «J'ai le feu sacré, j'adore la vie politique et j'ai le sentiment de bien servir ma communauté.» Il ajoute avoir senti l'appui de ses militants, de ses collègues députés ainsi que du premier ministre, Jean Charest, pendant sa période de réflexion.

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