Mme Charest nie avoir dit que son chef, Michael Ignatieff, n'avait pas la capacité de donner toute la place qui revient aux Québécois. «Questionnée sur la situation de M. Coderre, j'ai indiqué que sa décision était basée sur le fait qu'il considérait très important d'avoir toute la marge de manoeuvre pour exercer la fonction qui lui avait été confiée et que, dans le cas contraire, il ne pouvait rester en fonction», a-t-elle précisé dans un courriel expédié du Mexique. «Je n'ai jamais porté de jugement de valeur sur M. Ignatieff. La seule chose que j'ai mentionnée, c'est que je comprenais la position de M. Coderre et qu'il était important que les décisions prises par les représentants du Québec puissent être maintenues.
«Je ne comprends pas que, suite à cette interprétation erronée de mes paroles, on puisse permettre de donner à mon adversaire des arguments basés sur ces propos erronés. Je considère important que la population puisse connaître la teneur exacte de mes propos et que nous ne versions pas dans le sensationnalisme journalistique comme d'autres médias nationaux.»
Son adversaire, le candidat bloquiste Jean-François Fortin, a récupéré la citation en laissant entendre qu'il s'en servirait en campagne électorale. «Mon adversaire a raison, dit-il. Michael Ignatieff et le Parti libéral du Canada n'ont pas la capacité de bien défendre les intérêts des Québécois.»











