Construction: Marois insiste

Pauline Marois... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Pauline Marois

Le Soleil, Steve Deschênes

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Pauline Marois a assuré, hier, que les propos qu'elle a tenus samedi n'ont pas dépassé sa pensée, qu'elle n'est pas dans l'escalade et qu'elle n'est pas allée trop loin en mettant en doute l'intégrité personnelle du premier ministre du Québec.

La chef péquiste soutient qu'elle pose une question légitime en demandant si, en refusant de déclencher une enquête publique sur l'industrie de la construction, Jean Charest hésite en fait «à mordre la main qui le nourrit». Elle a fait valoir qu'il s'est lui-même placé dans une «position à risque».

Devant les membres de son parti réunis à Lévis, la chef péquiste a demandé samedi pour qui travaille Jean Charest - lui qui, en plus de son salaire de premier ministre de 183 000 $ par année, bénéficie d'une rallonge annuelle de 75 000 $ de son parti.

«Pour qui travaillez-vous, Monsieur le premier ministre? Pour les Québécois, qui paient votre salaire, ou pour les amis du Parti libéral, qui paient votre autre salaire?»

La chef péquiste a réitéré sa demande d'une enquête publique sur le financement du Parti libéral du Québec. Elle a précisé qu'elle trouve étrange qu'il amasse bon an mal an 9 millions $ alors que le PQ en récolte entre 2,5 et 3 millions.

La députée Agnès Maltais a emboîté le pas à sa chef à sa façon, hier. «Est-ce que le Parti libéral a peur de faire une enquête sur l'industrie de la construction parce que ça va finir par une enquête sur le Parti libéral?»

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