Khadir dénonce les liens entre des ingénieurs et les libéraux

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Selon Amir Khadir, de Québec solidaire, les firmes Cima, Axor, BPR et SNC-Lavallin auraient toutes bénéficié de généreux contrats sans appel d'offres du ministère des Transports.

La Presse Canadienne

 

Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Québec solidaire soupçonne qu'un système de contributions est en place entre le Parti libéral du Québec et des firmes d'ingénieurs qui conseillent le gouvernement dans les grands projets publics d'infrastructures.

À partir d'informations publiées par le directeur général des élections, le député Amir Khadir s'est indigné que des employés de quatre grands cabinets aient versé au total plusieurs dizaines de milliers de dollars en 2008, principalement au PLQ, mais aussi au Parti québécois.

Selon M. Khadir, les firmes Cima, Axor, BPR et SNC-Lavallin auraient toutes bénéficié de généreux contrats sans appel d'offres du ministère des Transports.

Lors de la période des questions, M. Khadir a estimé qu'il y avait apparence de trafic d'influence et il a réclamé qu'une commission d'enquête soit mandatée.

M. Khadir a aussi demandé une enquête du DGE sur les partis politiques provinciaux en raison de pratiques douteuses de financement.

Le ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Robert Dutil, a affirmé qu'il s'était toujours conformé aux règles de financement des partis politiques. M. Dutil a cependant noté les préoccupations soulevées par M. Khadir et il a proposé de scinder un projet de loi, actuellement à l'étude, afin de donner plus d'ampleur à la réflexion sur les améliorations à apporter à ces règles.

Mercredi, la Fédération des travailleurs du Québec a affirmé qu'il existait des liens douteux entre des entreprises et le PLQ.

La semaine dernière, la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a défendu son indépendance à la suite de la diffusion d'un reportage indiquant qu'elle avait réussi à amasser 43 000 $ de contributions politiques lors d'un cocktail organisé par le dirigeant d'une filiale d'un cabinet de génie conseil, peu avant la dernière élection de décembre 2008.

Au cours des trois derniers mois, trois autres ministres libéraux ont laissé entendre que des entreprises pouvaient contribuer au PLQ, alors que la loi interdit cette pratique depuis 1977.

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