MM. Laviolette et Dubuc ne saborderont pas pour autant le club des Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre. Il volera simplement de ses propres ailes.
«Il continuera d'alimenter les discussions sur la social-démocratie et la souveraineté», a expliqué M. Laviolette, qui se sent très à l'aise de demeurer au PQ à titre individuel.
Il affirme que les débats de la fin de semaine dernière, à Lévis, les ont convaincus, lui et Pierre Dubuc, de travailler de l'intérieur comme simples militants.
Ils estiment que, loin de virer à droite, «les membres du PQ ont proposé des solutions collectives aux problèmes auxquels le Québec est confronté. Ils n'ont pas réduit la question de l'enrichissement personnel à sa dimension individuelle et monétaire».
Ils déplorent toutefois l'absence des mots ouvrier, travailleur et syndicat dans les documents et les présentations des plénières.
Ils croient qu'il vaut mieux tenter d'influencer un parti comme le PQ, qui peut prétendre au pouvoir, que d'aller chez Québec solidaire.
Pierre Dubuc soutient en effet que «le système électoral au Québec est mortel pour les tiers partis».
M. Laviolette jure que lui et M. Dubuc n'ont pas à s'assagir parce qu'ils choisissent de demeurer au Parti québécois. «Pourquoi on baisserait le ton? Est-ce qu'on l'a élevé?»
Ils diront donc les choses avec douceur, mais fermeté. Cela par exemple : «Le SPQ libre a toujours condamné les déclarations des chefs du Parti québécois qui ternissent l'image du mouvement syndical et il ne s'en repent pas.»













