L'ex-député de Vanier a affirmé à plusieurs reprises, la semaine dernière, qu'il détenait des informations compromettantes sur les liens entre son ancien parti et le milieu de la construction. M. Bellemare s'est dit prêt à témoigner si une commission d'enquête voyait le jour.
Il a par contre refusé de rencontrer le directeur général des élections, invoquant une absence d'immunité que seule une enquête publique lui apporterait.
Le vice-président de la CAP, le député adéquiste François Bonnardel, soutient toutefois que M. Bellemare pourrait bénéficier de l'immunité parlementaire, en raison de l'article 53 de la Loi sur l'Assemblée nationale. «Si le gouvernement est sincère dans sa volonté de lui permettre de s'exprimer librement, la Commission de l'administration publique est l'endroit idéal», a-t-il fait savoir dimanche dans un communiqué.
Toutefois, selon le président de la CAP et député péquiste Sylvain Simard, l'immunité ne serait acquise que si la majorité des députés acceptent qu'il témoigne. C'est du moins ce qu'il a soutenu au réseau TVA. Or, la majorité est libérale, et M. Bellemare pourrait la gêner avec son témoignage.
Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, en a aussi profité pour accuser le premier ministre du Québec Jean Charest de «museler» M. Bellemare. Il affirme que si Jean Charest «demeure entêté à ne pas tenir une commission d'enquête publique», l'ADQ conclura «qu'il ne veut pas que la vérité soit connue des Québécois».
Avec La Presse Canadienne














