Coupes budgétaires: l'ADQ s'en prend au PQ

Pour l'adéquiste François Bonnardel, l'amendement de M. Marceau... (Photothèque La Voix de l'Est)

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Pour l'adéquiste François Bonnardel, l'amendement de M. Marceau est significatif. Il révèle le «vrai visage des péquistes». «Ils sont les champions de l'immobilisme et du statu quo», analyse-t-il.

Photothèque La Voix de l'Est

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Couper de 25 % les dépenses de publicité, de formation et de déplacements est absurde, juge le Parti québécois, qui enjoint au gouvernement de revenir sur cette décision. Une semonce qui fait dire à l'Action démocratique du Québec - alliée du ministre des Finances sur cette question - que «l'opposition officielle, c'est l'opposition aux changements et à l'assainissement des finances du Québec».

En commission parlementaire, mardi, le péquiste Nicolas Marceau a présenté un amendement pour modifier le projet de loi 100 mettant en oeuvre certaines dispositions budgétaires. «Les moyens prévus dans ce projet ne sont pas adéquats, commente le député de Rousseau. Le gouvernement n'a pas à dire aux gestionnaires quels moyens prendre pour atteindre l'objectif recherché.» M. Marceau parle de «contraintes excessives».

Le projet de loi 100 vise non seulement une diminution de 10 % des dépenses administratives, mais également une réduction de 25 % des budgets de publicité, de formation et de déplacements dans l'appareil public - des sociétés d'État jusqu'aux réseaux de la santé et de l'éducation.

Pour l'adéquiste François Bonnardel, l'amendement de M. Marceau est significatif. Il révèle le «vrai visage des péquistes». «Ils sont les champions de l'immobilisme et du statu quo», analyse-t-il. Selon lui, le PQ «abandonne les Québécois au profit des syndicats et des lobbys de gauche».

«Hallucinant», dit Bachand

«C'est quand même hallucinant de voir que le PQ veut qu'on recule sur des coupures de dépenses», a ajouté le ministre des Finances, Raymond Bachand, lors d'un bref entretien.

Nicolas Marceau trouve ces critiques caricaturales. Il soutient ne pas tout rejeter en bloc. Il se dit favorable à l'autre grand objectif du projet de loi, celui ordonnant une réduction des dépenses administratives de 10 % d'ici le retour à l'équilibre budgétaire, en 2013-2014.

Il presse d'ailleurs le gouvernement à adopter un calendrier «plus exigeant». Lui-même propose «au moins» 3 % de réduction en 2011 à ce chapitre, et au moins 6 % en 2012.

 

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