En commission parlementaire, mardi, le péquiste Nicolas Marceau a présenté un amendement pour modifier le projet de loi 100 mettant en oeuvre certaines dispositions budgétaires. «Les moyens prévus dans ce projet ne sont pas adéquats, commente le député de Rousseau. Le gouvernement n'a pas à dire aux gestionnaires quels moyens prendre pour atteindre l'objectif recherché.» M. Marceau parle de «contraintes excessives».
Le projet de loi 100 vise non seulement une diminution de 10 % des dépenses administratives, mais également une réduction de 25 % des budgets de publicité, de formation et de déplacements dans l'appareil public - des sociétés d'État jusqu'aux réseaux de la santé et de l'éducation.
Pour l'adéquiste François Bonnardel, l'amendement de M. Marceau est significatif. Il révèle le «vrai visage des péquistes». «Ils sont les champions de l'immobilisme et du statu quo», analyse-t-il. Selon lui, le PQ «abandonne les Québécois au profit des syndicats et des lobbys de gauche».
«Hallucinant», dit Bachand
«C'est quand même hallucinant de voir que le PQ veut qu'on recule sur des coupures de dépenses», a ajouté le ministre des Finances, Raymond Bachand, lors d'un bref entretien.
Nicolas Marceau trouve ces critiques caricaturales. Il soutient ne pas tout rejeter en bloc. Il se dit favorable à l'autre grand objectif du projet de loi, celui ordonnant une réduction des dépenses administratives de 10 % d'ici le retour à l'équilibre budgétaire, en 2013-2014.
Il presse d'ailleurs le gouvernement à adopter un calendrier «plus exigeant». Lui-même propose «au moins» 3 % de réduction en 2011 à ce chapitre, et au moins 6 % en 2012.











