Le ministre des Relations internationales du Québec, Pierre Arcand, croit que le contexte en sol américain n'a jamais été aussi favorable au développement de trains rapides au pays de l'Oncle Sam, particulièrement pour un train haute vitesse entre Montréal, New York et Boston et, par ricochet, entre Québec et Montréal.
«Il y a actuellement un alignement de planètes qui est favorable à un train rapide dans l'État de New York. Il y a un consensus entre les politiciens démocrates et républicains, et le président Obama est favorable à l'implantation de trains rapides. Depuis les 50 dernières années, c'est le dossier le plus consensuel entre les deux partis au Congrès», a-t-il commenté, mardi, au cours d'un entretien, peu avant de prendre un vol en direction de Desmoines, en Iowa, pour une mission gouvernementale.
«On peut comparer la période actuelle à celle des années 50, quand le président Eisenhower a lancé les projets de grandes autoroutes inter-États. Aussi, il y a possiblement une urgence plus grande aux États-Unis pour des trains rapides. À New York, les trois aéroports sont tous congestionnés», a-t-il poursuivi.
Vent favorable
Le Québec veut profiter de ce vent favorable qui souffle en faveur du rail passagers aux États-Unis. Au cours de son présent périple sur le sol américain, le ministre entend rappeler le fort intérêt du Québec pour une liaison ferroviaire rapide avec la métropole américaine et Boston. Le ministre a prévu rencontrer des dirigeants politiques et des investisseurs privés intéressés à un train rapide.
«La meilleure façon d'en arriver à avoir un train rapide entre Québec et Montréal est de faire avancer les dossiers de trains rapides, que ce soit celui avec New York ou celui avec Windsor, en Ontario. Si les États-Unis ont des trains rapides avant nous, ça va créer une pression au Canada pour développer ces trains ici», a soutenu le ministre Arcand.
«Le point qui est majeur, c'est de développer un espace économique entre le Québec, les États du nord-est américain et l'Ontario par des trains rapides. Seulement avec le Québec et l'Ontario, nous aurions l'équivalent de la quatrième plus grande force de frappe économique par rapport aux États américains», a-t-il ajouté.
Le gouvernement Charest vient de nommer l'ex-ambassadeur du Canada à Washington Raymond Chrétien à titre de représentant officiel du Québec auprès des autorités américaines pour développer le train haute vitesse. «M. Chrétien est très bien placé pour rencontrer des dirigeants au niveau fédéral et de faire valoir les arguments du Québec», a souligné le ministre.
On ne sait toujours pas si les gouvernements du Québec, de l'Ontario et du Canada accepteront de se lancer dans un projet de train grande vitesse entre Windsor et Québec. La mise à jour des études réalisées dans les années 90 n'a pas encore été complétée.












