Le premier ministre du Québec et son homologue ontarien Dalton McGuinty veulent mettre tout leur poids dans la réalisation d'une liaison ferroviaire rapide entre les deux provinces. «Les informations préliminaires que nous recevons de l'étude sont à l'effet qu'un projet de ce type-là serait viable, que ce serait un bon projet», a déclaré M. Charest, mercredi, au sortir du conseil commun des ministres du Québec et de l'Ontario.
Une étude a été commandée par Québec, Toronto et Ottawa en février 2009 au consortium EcoTrain sur le projet dont les coûts dépasseraient les 20 milliards $. Des retards sont observables quant à son dépôt qui devait se faire en février. L'étude a coûté 3 millions $.
«Nous attendons impatiemment le rapport», a indiqué le premier ministre Charest. «Aussitôt que nous l'aurons reçu, nous avons convenu de bouger rapidement avec les évaluations environnementales.»
Cap vers le Nord-est américain
L'occasion est unique de se connecter au Nord-Est américain. Le président Barack Obama veut faire du développement d'un réseau de trains rapides son héritage politique en transport, rappelle M. Charest. Il évoque des hypothèses de liaisons Montréal-New York, Boston-Montréal, Albany-Buffalo.
«Cela augmentera notre productivité économique, démontrera notre respect de l'environnement et améliorera la qualité de vie des 16 millions de Canadiens qui vivent dans le corridor Québec-Windsor», estime Dalton McGuinty.
Le premier ministre Charest refuse de croire qu'Ottawa s'objectera au projet. «Ce serait quand même ironique que nous soyons en mesure d'en faire plus avec le gouvernement des États-Unis qu'avec celui du Canada», note-t-il.
M. Charest assure par ailleurs que les investissements dans un train à grande vitesse (300 km/h) ou à haute vitesse (200 km/h) ne se feraient pas au détriment d'un projet de tramway à Québec. «La réponse, c'est non, dit le premier ministre. Ce n'est pas lié. Ce n'est pas conditionnel, et on ne le voit pas comme ça non plus.»
Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, insiste que les bénéfices d'un train à haute ou à grande vitesse seront considérables. «Ce n'est pas un projet que l'on doit mesurer sur la rentabilité, dit-il. Il peut être rentable, mais il faut le mesurer sur l'impact économique à long terme pour la région.»













