Lancée lundi à Montréal, la coalition a entre autres dénoncé les arrestations «arbitraires et abusives» de manifestants au G20 qui s'est déroulé à la fin du mois de juin à Toronto.
Elle présentera mercredi soir au Petit Campus un spectacle d'humour dans le but d'amasser des fonds pour payer les frais juridiques et de soutien psychologique aux manifestants québécois incarcérés.
Celui qui est à l'origine de l'initiative, le producteur François Tousignant, a souligné que le projet est «humble» puisque les organisateurs espèrent amasser 2500$, ou l'équivalent des sommes que devront débourser 10 manifestants à des avocats.
Profilage racial
Les divers représentants de la coalition dénoncent également ce qu'ils estiment être du «profilage racial» de la part des policiers au G20. Selon eux, ces derniers auraient arrêté quiconque parlait français et dont la voiture arborait une plaque d'immatriculation du Québec.
Mais le porte-parole du Mouvement pacifique pour l'indépendance du Québec (MPIQ), Thomas Deshaies, a tenu à préciser que les membres de la coalition n'étaient pas uniquement préoccupés par le sort des manifestants québécois. «Ces groupes, bien qu'ils luttent pour l'indépendance, sont là aujourd'hui à titre de militants pour la démocratie», a-t-il insisté.
«Et quand on parle d'obtenir des résultats, on ne veut pas dire que tout le monde devrait être déclaré non coupable», a indiqué M. Deshaies, ajoutant que la tenue d'une enquête permettrait de déterminer si les policiers ont bel et bien ciblé les citoyens du Québec.
«Laissez-nous le droit de douter et de nous questionner», a-t-il réitéré.
«Syndrome Jean Charest»
Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, a quant à lui affirmé que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, semble être atteint «du syndrome Jean Charest» puisqu'il refuse la tenue d'une enquête publique.
Il estime également que le premier ministre du Québec doit prendre position dans ce dossier parce que les libertés civiles de citoyens canadiens ont été bafouées et que bon nombre d'entre eux étaient des Québécois.
«Je pense que Jean Charest devrait intervenir et je pense que c'est inquiétant qu'il ne le fasse pas (...). Est-ce que cela veut dire qu'il est d'accord avec des dérapages comme cela?», a questionné M. Beaulieu.
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir avait également dénoncé la semaine dernière «la passivité» du premier ministre Jean Charest dans ce dossier.
Luc Fortin, un porte-parole de M. Charest, avait alors répliqué en accusant M. Khadir d'imaginer des complots partout. Il a aussi affirmé qu'aucune demande d'aide particulière n'avait été formulée par des Québécois arrêtés.
La coalition est notamment composée de syndicats dont celui de la fonction publique du Québec, de la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), du Forum Jeunesse du Bloc Québécois (FJBQ) et de Québec Solidaire. La CSN a également manifesté son appui.
Plus de 900 personnes ont été arrêtées durant les manifestations contre le Sommet du G20.















