Selon l'information recueillie mardi en soirée, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, obtient une promotion et passe aux Transports, ce qui implique également un déplacement pour Julie Boulet. Le Soleil a également appris que le ministre de la santé, Yves Bolduc, conservera son ministère malgré ses difficultés d'apprentissage de la politique.
Le message qui circulait mardi dans l'équipe gouvernementale à ce sujet est que M. Bolduc a bien géré les principales crises à la santé, comme celle du H1N1 ou encore celle des lacunes décelées dans les tests de diagnostic pour le cancer du sein. On fait également valoir que contrairement à certaines années, il n'y a pas eu de problèmes majeurs dans le monde hospitalier cet été. Les libéraux admettent que le ministre a connu des problèmes de communication, mais ils estiment qu'il s'est avéré un meilleur gestionnaire que Philippe Couillard, même s'il n'a pas sa prestance.
Deux options
Il a été impossible de connaître l'ampleur du remaniement de mercredii, mais il serait assez modeste selon un informateur.
Selon une autre source, deux options étaient débattues parmi les conseillers de Jean Charest. Certains estimaient qu'il devait donner un grand coup immédiatement et changer radicalement l'image de son cabinet pour l'automne. Les autres pensaient que M. Charest devait se contenter de faire de simples ajustements cet été, et attendre 2011 pour bâtir son équipe ministérielle qui fera la prochaine campagne électorale. On verra mercredi quelle carte le premier ministre a décidé de jouer.
Une chose est toutefois assurée: le chef libéral déclenchera dès mercredi les élections complémentaires dans Saint-Laurent. C'est bel et bien Jean-Marc Fournier qui sera nommé leader parlementaire en vue de la reprise des travaux de l'Assemblée nationale, le 21 septembre.
Un autre constat s'impose : Jean Charest avait planifié cette stratégie depuis un bon bout de temps. Une source a révélé que le bureau du premier ministre avait demandé dès juillet à tous les membres du cabinet de ne pas s'éloigner de Québec à compter du 9 août.
Que réserve l'avenir pour le chef libéral dans le contexte actuel? Plusieurs libéraux estiment que M. Charest a jusqu'au prochain congrès général du PLQ, à l'automne 2011, pour décider s'il reste ou non en politique. Passé cette date, le parti doit se lancer dans la réorganisation des circonscriptions et le recrutement des candidats en vue des élections générales.
Or, il est impossible de faire ce travail s'il y a des incertitudes autour de l'avenir du chef. M. Charest aurait donc encore 12 mois devant lui avant d'annoncer ses couleurs. Qui plus est, les péquistes auront alors tenu leur congrès de mai ou juin 2011 au cours duquel ils doivent adopter leur programme. Les débats internes sur la souveraineté pourraient avoir une influence sur la cote d'amour des Québécois à leur endroit. Les libéraux ont donc intérêt à attendre avant d'abattre toutes leurs cartes.















