Entrevue avec Pauline Marois: un référendum le «plus tôt» possible

La chef de l'opposition  péquiste, Pauline Marois... (Photo: PC)

Agrandir

La chef de l'opposition péquiste, Pauline Marois

Photo: PC

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) Même si le prochain programme du Parti québécois (PQ) stipulera qu'un éventuel référendum sur la souveraineté sera déclenché «au moment jugé approprié», Pauline Marois entend tenir cette consultation le «plus tôt» possible.

«Il fallait choisir un chemin», dit-elle en parlant du document «Agir en toute liberté» adopté en juin. Ce plan, qui devrait être officiellement entériné par les membres du parti en avril prochain, prévoit qu'un gouvernement du PQ cherchera à arracher le maximum de pouvoirs à Ottawa.

C'est ce chemin «qu'on a pris, sachant que le plus tôt qu'on pourra faire un référendum, on le fera», a déclaré la chef du PQ lors d'une entrevue accordée au Soleil depuis Paris, d'où elle s'apprêtait, hier, à s'envoler pour la Catalogne.

Cette précision, «le plus tôt», évoque l'expression «le plus rapidement possible» que Mme Marois a fait biffer du programme en 2008.

«Moment jugé approprié»?

En la glissant durant l'entrevue, la chef péquiste se trouve à donner du corps à la formule qui sera inscrite dans le prochain programme, qui parle, elle, de «moment jugé approprié». «On le fera, a-t-elle poursuivi, mais en autant qu'on travaille bien notre terrain et que d'ici là, on n'accepte aucun recul pour le Québec et qu'au contraire, on fasse des avancées.»

Pauline Marois sera en Catalogne aujourd'hui et demain, une région de l'Espagne où l'idée d'autonomie nationale gagne du terrain.

Elle a été invitée par Esquerra Republicana de Catalunya, un parti indépendantiste membre de la coalition gouvernementale au pouvoir à Barcelone. Elle rencontrera tous les chefs de la coalition, ainsi que le président de la Catalogne, José Montilla.

Le PQ est depuis longtemps un observateur attentif de la scène politique catalane; comme les partis catalans le sont du Québec.

En juillet, Pauline Marois avait écrit au président José Montilla. Le Tribunal constitutionnel espagnol venait de gommer une partie des prérogatives de cette province du nord-est de l'Espagne. La femme politique québécoise avait signifié son appui au président catalan.

Ce voyage officiel de la chef de l'opposition à l'Assemblée nationale est le premier de Mme Marois en Catalogne depuis qu'elle a pris la direction du PQ. Elle a reçu l'appui du ministère des Relations internationales du Québec pour l'organisation des rencontres qu'elle aura.

«Je vais parler des grandes politiques du Québec, mais aussi faire valoir notre propre démarche et nos orientations», a confié Mme Marois.

Présentation du plan

Ici, au Québec, d'ici au grand congrès d'avril, ses 51 députés iront dans les «congrès de circonscription» du parti présenter le plan «Agir en toute liberté».

Pauline Marois résume ainsi le discours que tiendront ses collègues: «C'est un projet de pays qu'on veut. C'est pas quelques pouvoirs de plus. Mais on dit : d'ici à ce que nous puissions exercer notre souveraineté, que pouvons-nous avoir comme nouveaux pouvoirs afin de nous permettre de respecter notre identité, notre langue, et d'avoir plus de pouvoirs sur notre économie et sur nos politiques sociales?»


publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la liste:248:liste;la boite:268:box

En vedette

  • Auto

    Avant de choisir, visitez notre section Auto. »

Précédent

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Les plus populaires sur Auto

image title
Fermer