Le Code du travail est un champ de mines. La chef du Parti québécois le sait. Elle ne paraît guère avoir plus envie de le traverser que le gouvernement Charest.
Mais, oui, dit-elle, les dispositions anti-briseurs de grève du Code «mériteraient certainement d'être modernisées».
Dans bien des domaines, les technologies d'aujourd'hui permettent de dématérialiser les lieux de production, rendant ainsi obsolètes les dispositions fondées sur un établissement ou un emplacement.
«En même temps, enchaîne Mme Marois, il y a aussi, du côté du patronat, du côté des entreprises, des inquiétudes ou des demandes sur le Code du travail.»
«C'est toujours une question d'équilibre. S'il y a des modifications à apporter du côté de la partie concernant les briseurs de grève, il y a des attentes aussi du côté du patronat.»
Le sujet est délicat. «Il y aurait une consultation préalable» à l'ouverture de cette boîte de Pandore. Pauline Marois consulterait «toutes les parties pour dégager des consensus».
Des consensus sur le Code du travail? Pour l'instant, elle regarde encore le champ de mines. Ce qui est sûr, toutefois, ce que l'on doit comprendre, est qu'elle n'a pas l'intention de l'«ouvrir» pour satisfaire seulement les syndicats.























