La tension entre le comité de parents de la maison de Saint-Romuald et le CSSS existe depuis son intégration à cette nouvelle structure, en 2006. À ce moment, les parents, qui avaient porté ce projet à bout de bras depuis des années, ont été poliment mis sur la voie de service, parce que la loi ne reconnaît pas les comités de parents.
Malgré tout, le comité a continué d'oeuvrer de façon informelle, mais la non-collaboration du CSSS a eu raison de ses membres, expliquait hier la porte-parole Andrée Rivard. Par exemple, l'impossibilité d'avoir accès à la liste des nouvelles accouchées de l'année a fait en sorte que le brunch annuel de septembre n'a attiré qu'une dizaine de personnes, contre presque une centaine à une autre époque.
Mais surtout, cette ambiance a miné la capacité du comité à attirer la relève. Les nouvelles mamans désirant s'impliquer pour organiser des activités communautaires se trouvent plongées dans des problèmes politiques et fuient tout aussi vite.
Jointe en début de soirée, la responsable du dossier au CSSS, Sylvie Nolet, constate que le comité veut «s'investir de missions» qui ne sont pas les siennes, comme évaluer la qualité des services, ce qui est le rôle du CSSS. À cela, Andrée Rivard rétorque que d'autres CSSS prennent volontiers les opinions des parents et se demande pourquoi ça ne peut pas se faire à Saint-Romuald.
Sages-femmes «transfuges»
La moitié des sages-femmes de la Maison Mimosa, de Saint-Romuald, viennent de traverser le fleuve pour pratiquer dans la nouvelle maison de naissance de Québec. Mimosa a perdu cinq sages-femmes et n'en a plus que six, confirme Sylvie Nolet, du CSSS du Grand Littoral. Une septième a été recrutée pour janvier.
Malgré tout, dit-elle, il n'y a pas de liste d'attente, et il y a même de la place, parce que Mimosa desservait aussi la clientèle de la Rive-Nord, qui désormais ira à Limoilou. Les sages-femmes qui sont parties ont fait ce choix parce qu'elles habitent Québec, dit-elle.











