Bulletin d'Ostéoporose Canada: Québec obtient un D

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Bulletin d\'Ostéoporose Canada: Québec obtient un D

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Le Québec n'offrirait pas les outils nécessaires à la détection de l'ostéoporose.

Claudette Samson
Le Soleil

(Québec) Un premier bulletin national préparé par Ostéoporose Canada donne un médiocre D au Québec en matière de tests diagnostiques pour cette maladie. Par contre, il est la seule province à se mériter un A pour l'accès aux médicaments, une fois que le diagnostic est posé.

Selon le bulletin qui sera publié aujourd'hui et obtenu en primeur par Le Soleil, la prise en charge de la maladie est loin d'être un succès au pays. En fait, dit l'organisme, «notre système de santé public échoue auprès d'un grand nombre de Canadiens qui souffrent de douloureuses fractures au poignet, à la colonne et à la hanche causées par l'ostéoporose».Cette maladie osseuse touche pourtant une femme sur quatre et un homme sur huit âgés de plus de 50 ans, et plus de 80 % des fractures qui surviennent chez les 60 ans et plus lui sont attribuables. Et lorsque ces fractures surviennent à la hanche, elles se soldent une fois sur quatre (23 %) par un décès moins d'un an après l'accident.

Comparaisons

Ostéoporose Canada a comparé l'accès à la médication et l'accès au test de densité minérale osseuse (DMO) dans chacune des provinces. Comme une majorité d'entre elles, le Québec ne décroche qu'un D, avec un taux de 166 par 1000 personnes de 65 ans et plus. L'Alberta (335) et l'Ontario (317) sont celles qui font le mieux avec un B.

Le test de DMO est considéré comme un élément essentiel du diagnostic et du traitement. Or, malgré l'existence de lignes directrices, les médecins sont très peu enclins à le prescrire. Et sans ce test, 80 % des personnes ayant subi une fracture ne recevront aucun traitement pour l'ostéoporose.

Une fois le diagnostic posé, vient l'accès à la médication, dont l'objectif premier est de réduire le risque de fracture. Comme il existe plus d'un médicament et que chaque patient ne réagit pas aussi bien à chacun d'eux, il est important qu'ils aient accès à un éventail pharmacologique. Le régime public d'assurance médicaments du Québec est celui qui fait le mieux à cet égard, avec un accès libre à la plupart des médicaments, qui lui procure un A.

Un autre aspect de l'étude a porté sur les différentes initiatives des provinces pour contrer la maladie. Compte tenu de la diversité des programmes, il s'est avéré impossible de donner une cote, mais le Québec n'a apparemment aucun plan de lutte.

Devant l'inégalité des soins et des services, Ostéoporose Canada en appelle à la mise sur pied d'une stratégie nationale pour les deux millions de Canadiens souffrant de la maladie.

Le bulletin intitulé Briser les obstacles sans briser les os pourra être consulté à partir d'aujourd'hui sur le site www.osteoporosecanada.ca.

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