En sondant par Internet les finissants en médecine de cette année, Mme Gilbert a constaté avec plaisir que 75 % d'entre eux considéraient que leurs superviseurs de stage en médecine familiale avaient insisté sur l'importance de motiver les patients à changer leurs habitudes de vie. Mais cette proportion baissait à 20 % pour les autres stages obligatoires, comme la pédiatrie et la psychiatrie.
Mme Gilbert insiste sur le fait qu'il s'agit de la perception des finissants, mais elle s'étonne quand même de ce que la presque totalité d'entre eux (98 %) ait affirmé que leurs superviseurs en obstétrique-gynécologie ont accordé de l'importance au dépistage du cancer du col utérin, alors que ce pourcentage tombe à 56 % pour le cancer du sein. Pourtant, dit-elle, d'un point de vue médical, les deux tests sont aussi importants l'un que l'autre.
En outre, dit-elle, il reste du chemin à faire dans le dépistage de la violence. Si un peu plus de la moitié des externes en pédiatrie et en obstétrique-gynécologie ont «jugé qu'il était important pour leurs superviseurs de stage d'effectuer les interventions de dépistage» de la violence, la proportion tombe à 44 % en médecine familiale, à 40 % en psychiatrie et à 32 % en gériatrie.
Le questionnaire de l'étude a été envoyé à 254 finissants, et 126 y ont répondu jusqu'à présent. Mme Gilbert a présenté ses résultats ce matin à l'Université d'Ottawa, lors du congrès de l'Acfas.










