L'institution inaugurait hier les agrandissements réalisés lors de la phase deux, qui a permis de doubler les espaces de recherche clinique en plus de doter le Centre d'une animalerie qui correspond aux normes du Comité canadien de protection des animaux.
En 2000, le centre de recherches comptait 250 employés, indiquait M. Richard. Ils sont aujourd'hui 550 et après la phase trois, dont les travaux sont déjà en cours, ils seront plus de 650. «Pour survivre, un centre de recherche doit croître afin d'être en mesure de recruter des chercheurs, des étudiants et des stagiaires et ensuite de les garder», a-t-il expliqué en conférence de presse.
C'est le ministre responsable de la région, Sam Hamad, qui est aussi député de Louis-Hébert, où se trouve l'hôpital, qui a annoncé la subvention de 6 millions $ pour la phase trois. Des travaux totalisant 14,9 millions $ permettront d'achever l'aménagement de l'animalerie, d'agrandir les laboratoires de recherche fondamentale et de construire une plate-forme de recherche clinique. Au terme de cette troisième phase, on aura investi 27 millions $ dans ce centre de recherche, qui accumule les honneurs.
Le centre de recherche travaille sur trois axes qui sont interreliés : pneumologie (maladies respiratoires), cardiologie (maladies cardiovasculaires) et l'obésité qui a un impact sur les deux aspects. «Nos trois axes sont dirigés par des experts reconnus mondialement, se félicite le Dr Denis Richard. Nous sommes numéro un au canada pour le nombre de procédures en cardiologie tertiaire et pour le nombre de pneumologues dans une même institution, et nous venons d'être nommé centre d'excellence en chirurgie bariatrique. Nous réalisons le plus grand nombre de ces chirurgies au Canada.»
Le président-directeur général du Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) a souligné l'excellence des réalisations et de la direction du centre, dont le plan quinquennal a reçu la plus haute cote décernée par un comité de pairs : exceptionnelle. Une cote rarement adjugée, dit-il, ajoutant que le FRSQ devrait avoir plus d'argent pour répondre aux besoins. «Nous allons en discuter avec le gouvernement...»
Le centre de recherche oeuvre dans des domaines d'importance névralgique pour le système de santé, insiste le Dr Richard, puisque les maladies du coeur, des poumons et les maladies dues à l'obésité sont responsables de 70 % des hospitalisations.
Il envisage déjà une phase quatre, pour doter le centre d'un laboratoire en imagerie médicale et une phase cinq pour aménager d'autres laboratoires de recherche fondamentale.










