«Je suis fier de moi», confie Yves Bolduc

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«Je suis fier de moi», confie Yves Bolduc

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Yves Bolduc a terminé sa première année comme ministre.

Le Soleil, Martin Martel

Valérie Gaudreau
Le Soleil

(Québec) «Je suis fier de moi.» Un an après avoir chaussé les souliers de Philippe Couillard, le ministre de la Santé Yves Bolduc assume ses décisions et assure que le temps lui permettra d'atteindre ses objectifs.

«Quand j'ai pris la job de ministre de la Santé, je savais pertinemment que peu importe les décisions que je prends, ce sera jamais assez ou ce sera trop», a expliqué le ministre lors d'un entretien à quelques jours de vacances estivales.

Des vacances sans doute bienvenues au moment où s'achève une année politique qui n'a pas été de tout repos pour celui qui est passé de médecin omnipraticien à Alma à un poste de poids lourd du gouvernement Charest.

Le printemps a particulièrement été marqué par plusieurs dossiers chauds comme le CHUM, la grippe A (H1N1) ou encore la crise de la pathologie pour les traitements du cancer du sein qui a donné lieu à un bras de fer avec le président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr Gaétan Barrette.

Les infirmières aussi ont été sévères avec le ministre, se montrant insatisfaites par un système de primes aux infirmières proposées.

Respect des infirmières

«Je respecte ces gens-là, parce qu'ils jouent leur rôle, dit-il. Si j'étais président de syndicat, je dirais peut-être comme eux. Mais comme ministre, mon seul intérêt corporatif, c'est la population.»

Au total, le ministre dresse un bilan positif des décisions qu'il a prises et qu'il a commentées sur la place publique. «Je suis fier de moi. S'il y en a un qui a des objectifs au Québec, c'est bien moi.»

À l'automne s'amorcera aussi un renouvellement des ententes avec les fédérations médicales des spécialistes et des omnipraticiens. Des négociations qui s'annoncent «corsées», admet Yves Bolduc, qui les entrevoit tout de même «sereinement». En 2006, les discussions entre le ministre Couillard et les médecins spécialistes sur le rattrapage salarial avaient été houleuses.

«Je ne pense pas que ça va se signer facilement, mais à la fin, ce qui compte est qu'on finisse avec une entente», dit le ministre qui se dit «très heureux» de la récente entente avec les ambulanciers.

L'Hôtel-Dieu

Parmi les dossiers de la région de Québec, on trouve celui de l'agrandissement de l'Hôtel-Dieu de Québec en mode partenariat public-privé. Les délais occasionnés par le choix de ce mode de construction auraient fait grimper le coût du projet de 735 millions $ à un milliard, selon le syndicat des employés du CHUQ. Ces dernières semaines, le recours aux PPP a été critiqué.

Mardi, le discours du ministre sur un potentiel retour à un mode de construction conventionnel était le même : «Les PPP ne sont pas une religion.» Cette expression a été souvent entendue chez les libéraux, encore plus dans le contexte économique actuel.

«Je ne peux pas vous dire qu'on n'ira pas en mode PPP. Ce que je dis est que ce n'est pas une garantie qu'on va le faire comme ça. Mais dans quelques mois, on va regarder les possibilités et faire le meilleur choix possible.»

Le ministère de la Santé prépare actuellement l'appel de qualification qui devrait être présenté en septembre aux firmes potentiellement intéressées. Après quoi, au moins une année doit être prévue avant le début des rénovations.

Neurocité

Interrogé au sujet de la NeuroCité, Yves Bolduc dit toujours appuyer le projet, mais à condition que tout le monde s'entende.

«On va leur laisser régler leurs affaires et quand on verra plus clair dans le dossier, on verra comment on va pouvoir les supporter.»

Le ministre estime que le contexte économique pousse les compagnies pharmaceutiques à revoir leur mode d'investissement. Une nouvelle réalité qui fait que «le projet est un bateau qui prend l'eau», illustre-t-il.

«Ce que je comprends est que la Ville et l'Université Laval ont des questions par rapport à la gouvernance. Comme gouvernement, on va appuyer le projet avec des partenaires qui trouvent que ç'a de l'allure. Pour un projet comme ça, il faut un consensus des promoteurs, des investisseurs et actuellement on ne sent pas qu'il y a de consensus. Il se peut que ce projet n'aille pas de l'avant. Ça va dépendre des conditions.» 

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