Militaires porteurs d'une bactérie: l'Enfant-Jésus fait le point

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Guy Benjamin
Le Soleil

(Québec) Trois militaires et deux civils font présentement l'objet d'une surveillance très étroite à l'hôpital de l'Enfant-Jésus en raison de la bactérie Acinétobacter baumannii. «On est loin de l'éclosion, et il n'est surtout pas question de quarantaine», de préciser la Dre Marie Girard.

La direction de l'hôpital a fait le point sur la situation mercredi après-midi en réponse à des «propos alarmistes» diffusés à la radio mercredi matin. La présence de la bactérie à l'hôpital de l'Enfant-Jésus n'est pas nouvelle.

Les militaires de retour d'Afghanistan et hospitalisés à Québec après un séjour à l'hôpital militaire de Kandahar sont parfois porteurs de la bactérie qui se loge surtout dans les plaies, d'expliquer la Dre Marie-Claude Roy. La microbiologiste et infectiologue ajoute que tous les militaires blessés en Afghanistan et hospitalisés à Québec sont soumis à une série de tests pour déceler s'ils sont porteurs de

la bactérie.

La Dr Roy se rappelle d'une période, en 2007, au cours de laquelle huit militaires avaient été touchés en même temps par la bactérie. Dès qu'un patient est atteint, il est isolé, sa chambre est désinfectée, et le nombre de visiteurs et les heures de visite sont restreints. Un agent de sécurité et une infirmière veillent à ce que les mesures préventives mises en place soient respectées.

Deux des trois militaires atteints par la bactérie sont de retour d'Afghanistan depuis vendredi. Quant aux deux civils hospitalisés dans la même unité que les militaires, ils font présentement l'objet de tests afin de déterminer s'ils sont porteurs de la bactérie.

La bactérie se combat par la prise d'antibiotiques, et met environ trois mois à disparaître, précise la Dr Roy. Mais une personne peut retourner auprès de ses proches bien avant ce délai, si aucun membre de la famille ne présente de plaies importantes.

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