Nombre de lits (tableau)
«Ce n'est pas une question de public ou de privé», expose-t-il. La différence réside souvent dans l'approche du personnel. «On n'est pas toujours mieux servi dans le privé malgré le prix.» Comme dans les centres étatiques, les PME établissent des budgets serrés. Et elles doivent dégager un profit.
Nous l'avions contacté après réception d'une lettre fort critique envers une résidence huppée de la capitale. La famille Bonenfant avait décidé d'offrir un environnement de qualité à sa mère âgée. «On pensait qu'elle aurait des soins de qualité parce qu'on payait», explique un des fils, Yves, au téléphone. «On s'est butés à l'aspect mercantile des soins.»
Yves Bonenfant est infirmier. Il a beaucoup travaillé en soins palliatifs. Il convient qu'il a placé la barre haut, d'autant plus que sa mère payait 2800 $ par mois. «On avait l'illusion qu'en payant, on aurait tout.»
Puis les irritants se sont accumulés, selon lui. Il évalue que sa mère passait trop de temps au lit, que l'entretien laissait à désirer et qu'elle n'était pas assez stimulée. Plus que tout, il regrette les absences répétées des infirmières promises dans le bail.
Rien de nouveau dans l'univers des résidences privées qui offrent des conditions de travail souvent moins intéressantes que les hôpitaux. Il y a un important roulement de personnel dans le secteur privé, observe Éric Maubert, de la FADOQ. Dès lors, il arrive que des préposés aux bénéficiaires distribuent des médicaments...
Quel recours ont les locataires dans ce cas? Demander que le bail soit respecté. Puis se présenter à la Régie du logement.
«Sur l'application du bail, on a des appels toutes les semaines», enchaîne M. Maubert. Les personnes sont très dépendantes de leur résidence et ne veulent pas déménager. Mais elles peinent, de temps en temps, à faire respecter le contrat de location parfois ambigu.













