«M. Hamad s'est enregistré, mais n'est pas revenu dans la salle d'attente. L'infirmière s'est peut-être dit que c'était un ministre et l'a laissé passer», a affirmé mercredi une femme de Val-Bélair, qui se disait convaincue que M. Hamad avait reçu un traitement de faveur. Selon ses dires, elle attendait comme de nombreux parents depuis plusieurs heures quand M. Hamad est arrivé.
L'attaché de presse de Sam Hamad, Alexandre Boucher, assure que le ministre n'a pas eu de passe-droit. «En arrivant, il est allé voir l'infirmière au triage avec son fils de 13 ans qui est asthmatique et qui avait tous les symptômes de la grippe A. L'enfant a été considéré comme un cas prioritaire. S'il a été pris en charge rapidement, ce n'est pas parce que son père est ministre, mais à cause de son état de santé. La meilleure preuve qu'il n'y a pas eu de favoritisme, c'est que son fils n'avait pas été vacciné.»
La porte-parole du CHUL, Pascale Saint-Pierre, soutient que rien ne permet de croire qu'il y a eu de traitement de faveur dans ce cas. «Il y a des raisons médicales qui font que des personnes vont passer avant d'autres. Et ce n'est pas lié au titre qu'elles occupent dans la société.»
Elle rappelle que tous les malades qui se présentent à l'urgence font l'objet d'une première évaluation de leur état de santé dès qu'ils présentent leur carte d'assurance maladie. À ce moment, on peut décider de ne pas retourner dans la salle d'attente une personne jugée très malade. «Une infirmière formée pour évaluer la condition de santé des malades selon sa gravité voit des choses qu'une personne dans la salle d'attente ne voit pas. Nous avons confiance dans le professionnalisme et le sens éthique de notre personnel.»











