Avec un plaisir évident, M. Bolduc a laissé tomber le veston pour rejoindre deux infirmières et deux résidentes dans un simulateur de salle d'opération ou d'urgence et donner quelques décharges électriques au mannequin récalcitrant, dont le coeur s'est finalement remis à battre régulièrement.
Le scénario avait été créé pour souligner l'annonce d'un octroi de 13 millions $ à Laval pour financer l'achat des équipements de simulation et de communication devant servir au Centre Apprentiss. En plus de servir à la formation des étudiants en sciences de la santé, le Centre a aussi le mandat d'assurer la formation continue des professionnels de la santé de tout le territoire du Réseau universitaire intégré en santé de l'Université Laval (RUIS-UL), qui compte 44 établissements à travers tout le territoire de Québec et de l'Est du Québec.
Équipement de pointe
Pour remplir son rôle, Apprentiss a besoin d'équipement de pointe. Par exemple, les mannequins utilisés en salle d'opération, équipés de senseurs, peuvent coûter des centaines de milliers de dollars l'unité. Le Centre compte pas moins de 30 laboratoires dotés d'équipement de simulation clinique.
La salle où se retrouvait M. Bolduc comprend tous les équipements qu'on utilise en hôpital, mais avec un espace supplémentaire derrière un faux miroir pour permettre aux formateurs de suivre le déroulement des séances. Des appareils vidéo filment la simulation, qu'on peut au besoin observer d'à peu près n'importe laquelle des 169 salles du Pavillon Ferdinand-Vandry, le nouveau complexe intégré de formation en sciences de la santé qui réunit les trois grandes facultés : médecine, pharmacie et sciences infirmières.
Après sa démonstration, le ministre a expliqué l'importance de cette nouvelle forme d'apprentissage : «Une simulation permet de faire plusieurs fois les mêmes manoeuvres, de répéter les mêmes urgences, et de créer plusieurs scénarios. Lorsqu'il y a une crise, il faut penser vite, mais plus on a la chance de répéter souvent, plus on aura de chances de sauver le patient.»
Amorcé, en 2002
La subvention annoncée hier servira aussi à la mise en place du réseau numérique et de fibre optique qui permettra de relier le pavillon à tous les établissements de santé du RUIS-UL.
Quand le projet de rénovation du pavillon Vandry s'est amorcé, en 2002, le volet de formation continue ne faisait pas partie du décor, expliquait hier le vice-recteur principal de l'Université, Éric Bauce. C'est en 2005 que le gouvernement a confié ce mandat à l'Université pour les établissements du RUIS, et l'annonce de lundi permettra de doter Laval des outils nécessaires afin de s'acquitter de cette tâche.
Enfin, le recteur Denis Brière a quant à lui rappelé que l'Université est toujours en campagne de finacement pour réunir les 14 millions $ qu'elle doit verser pour la rénovation du Vandry. Jusqu'ici, à peu près la moitié de cette somme a été récoltée.



















