«Nous sommes présentement en train d'évaluer le PFT avec la firme qui l'a préparé afin de trouver des façons pour que le projet coûte moins cher et prenne moins de temps à se réaliser», a confirmé hier Pascale Saint-Pierre, porte-parole du CHUQ.
Le CHUQ est toujours en attente de la mise en oeuvre des prochaines étapes du projet par le gouvernement du Québec, qui devra faire un appel de qualifications s'il décide de poursuivre avec le modèle d'un partenariat public-privé (PPP).
«Nous sommes en attente, mais nous ne restons pas les bras croisés. Nous sommes très actifs au niveau de la planification et nous profitons de ce délai pour trouver des façons de diminuer les coûts. Ça ne veut pas dire qu'on n'a pas hâte que ça démarre», poursuit Mme Saint-Pierre.
Plus de 1 milliard $
Pour cet exercice, le CHUQ part du PFT qui évaluait le projet à 735 millions $ en 2007. Cet été, le syndicat des employés du CHUQ affirmait cependant que le recours au PPP pourrait faire passer la facture à plus de 1 milliard $, des chiffres qui n'ont pas été démentis.
«Nous sentons que nous avons une très grande responsabilité, puisqu'il s'agit de fonds publics, alors nous tentons de réduire les coûts. Il n'y a pas d'objectif précis, on vise seulement à avoir le meilleur rendement possible pour les contribuables», poursuit la porte-parole du CHUQ.
«On ne pense pas pouvoir soustraire 200 millions $ du projet initial, mais si on peut récupérer quelques millions de dollars, ce sera déjà bien», poursuit-elle.
Aspect clinique
Mme Saint-Pierre insiste cependant sur le fait que l'aspect clinique du projet ne sera aucunement modifié par l'exercice de recherche de scénarios de réduction des coûts présentement en cours.
«Chaque salle d'opération, chaque salle d'examen a été évaluée par des infirmières et des médecins. Près de 200 rencontres ont déjà eu lieu et on ne touche pas à tout ce qui concerne la prestation de services», enchaîne-t-elle au sujet du projet qui fera entre autres passer de 257 à 331 le nombre de lits à L'Hôtel-Dieu.
Les modifications proposées concernent donc la construction de bâtiments et l'ingénierie. «À titre d'exemple, au lieu de construire une nouvelle centrale thermique près de la côte du Palais pour remplacer l'ancienne qui est désuète, nous nous sommes demandés si on était capable de la moderniser. La réponse est oui», explique Mme Saint-Pierre, citant cet exemple d'un scénario de modification au PFT considéré comme rentable par l'établissement.
L'exercice vise également à déterminer des moyens de réduire l'échéancier des travaux, d'abord prévus sur une période de cinq ans. «Si nous réussissons à réduire l'échéancier, nous réduisons en même temps les coûts», signale Pascale Saint-Pierre en terminant.












