Bon, avouons-le : tout est «arrangé avec le gars des vues». La blessure est fausse, les ambulanciers sont des étudiants et l'urgence n'en est pas véritablement une, mais presque. Une entrée réservée à l'ambulance, une salle de décontamination, une quinzaine de civières, des défibrillateurs, des mannequins pour pratiquer l'intubation, tout est là pour faire vivre «la vraie vie» aux étudiants du programme de soins préhospitaliers d'urgence qui ont présenté cette simulation lors de l'inauguration de la nouvelle urgence-école du Campus Notre-Dame-de-Foy.
Cette urgence simulée, aménagée au coût de 500 000 $ dans une ancienne cuisine du pavillon De-La-Mennais, devient la première aussi réaliste au Québec. «Nous sommes aussi le seul programme qui a acheté une ambulance. Nous voulons que les étudiants apprennent dans des locaux qui se rapprochent le plus possible de ce qu'ils vivront sur le terrain», explique Lison Chabot, directrice des études au CNDF.
Première cohorte
Créée à l'automne 2007 pour répondre aux besoins croissants d'ambulanciers, la technique de trois ans en soins préhospitaliers d'urgence verra d'ailleurs au printemps sa première cohorte de diplômés. Vingt-six nouveaux ambulanciers dont les perspectives d'emploi sont excellentes attaqueront ainsi le marché du travail. Ces nouveaux équipements pourraient éventuellement permettre l'admission de plus d'étudiants que la trentaine par année présentement acceptée.
Le coordonnateur du programme, Sébastien Audet, indique aussi que le cégep privé de Saint-Augustin-de-Desmaures est le seul établissement à former sous un même toit des policiers et des pompiers. Dès l'automne, le CNDF offrira également un programme de soins infirmiers. Des métiers appelés à collaborer chaque jour sur le terrain, note-t-il. «Le travail conjoint aussi nous permet de préparer les étudiants à la vraie vie.»











