Devant la commission parlementaire qui étudie des modifications au Code de la sécurité routière, le docteur Bernard Mathieu a cité une étude américaine selon laquelle chaque dollar dépensé pour l'achat d'un casque permet à la société d'économiser 30 $ de coûts médicaux directs et indirects. Le vélo est, après l'automobile, responsable du plus haut taux de blessures comparé à tout autre produit commercial, de dire le médecin.
En 2002, le séjour moyen à l'hôpital d'un cycliste victime d'un accident était de 9,7 jours, soit le plus haut taux de séjour toutes activités sportives ou récréatives confondues, selon les données dévoilées par le Dr Mathieu. Un casque de vélo réduit le risque de traumatisme crânien de 88 %, et le risque de décès de 75 %.
La ministre des Transports, Julie Boulet, envisage de rendre le port du casque obligatoire pour les 12 ans et moins. Or, selon le Dr Mathieu, le plus haut taux d'hospitalisation se retrouve chez les 12 à 17 ans.
L'Oregon a rendu le port du casque obligatoire chez les 16 ans et moins en 1994. En un an, le nombre de blessures à la tête dans ce groupe d'âge a chuté de 42 % dans cet État américain. Le docteur rappelle que le port du casque de vélo est obligatoire en Ontario pour les moins de 18 ans.
Dans ce groupe d'âge, le nombre de blessures à la tête a chuté de 52 %, tandis que le nombre de blessés chez les plus âgés demeurait stable. Voilà pourquoi les médecins d'urgence recommandent le port obligatoire du casque pour tous. D'autant plus que l'on constate trois fois plus de décès chez les cyclistes de plus de 18 ans, de dire le Dr Mathieu.
Les médecins d'urgence proposent un calendrier d'implantation étalé sur plusieurs années pour laisser le temps aux cyclistes de s'adapter. Le Dr Mathieu souligne que dans plusieurs États américains, l'amende imposée à un cycliste fautif est annulée s'il prouve l'achat d'un casque.











