Rassurez-vous toutefois, les parties intimes des jeunes photographiés sont cachées par un cercle noir sur lequel on peut lire les slogans «Très souvent, l'herpès ne se voit pas» ou «Très souvent, la chlamydia ne se voit pas».
Une façon, pour les autorités québécoises de santé, de rappeler que les maladies ne sont pas toujours visibles. Donc, raison de plus de porter le condom.
Choquantes, ces pubs? Non, croit la porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, Dominique Breton. «Il faut penser qu'elles s'adressent aux 15 à 24 ans, explique-t-elle. Les jeunes sont soumis à des dizaines de pubs par jour, il faut sortir du lot, attirer l'attention.»
Ces publicités, créées par l'agence Cartier Communication, ont pour objectif de «provoquer, sans aller jusqu'à choquer», ajoute Mme Breton.
Plus de cas
Il faut dire que le ministère de la Santé doit se faire voir et entendre des jeunes à l'heure où le Québec enregistre une hausse des cas de maladies. Le nombre de cas de chlamydia a doublé depuis 10 ans et les cas de gonorrhée ont bondi de 200 %, note le Ministère qui prévoit que 50 000 personnes contracteront une ITS cette année. «Il ne faut jamais baisser la garde», soutient Dominique Breton.
La campagne d'affichage du Ministère, qui a coûté 500 000 $, est accompagnée d'une pub Web à l'adresse www.tasjuste1vie.com. Dès lundi prochain, Québec lancera un autre volet de sa campagne de prévention contre les ITS pour la population en général, et qui s'adressera aussi aux utilisateurs de drogues par injection.











