À un point tel qu'il décide d'arrêter d'en prendre au début du secondaire. Il a réussi à terminer sa cinquième secondaire et s'en est «assez bien tiré» jusqu'à l'âge de 20 ans, raconte-t-il.
Puis, tout a changé lorsqu'il est parti vivre en appartement. «J'avais de la difficulté à m'organiser. J'étais éparpillé, j'oubliais beaucoup de choses, je n'arrivais pas à bien fonctionner.»
Maxime est alors retourné consulter un médecin, qui lui a fait essayer non pas du Ritalin, mais d'autres psychostimulants : Strattera, Concerta, Dexédrine... La liste est longue. «Chaque personne est différente, alors la seule façon de savoir quel médicament nous convient le mieux est de les essayer», explique-t-il.
Mais la séance d'essai n'a pas été concluante. «J'ai finalement décidé de laisser tomber les médicaments et de trouver d'autres solutions.» Maxime s'est donc tourné vers l'Association québécoise des troubles d'apprentissage. En participant à des ateliers, il a appris à développer des trucs pour bien fonctionner sans pilules.
«J'ai un agenda, je me fais des listes ou j'utilise des Post-it pour ne rien oublier. J'ai appris des trucs de mémorisation, et pour ne pas oublier mes clés le matin, je les mets sur mes souliers!» Il a aussi repris le chemin de l'école pour étudier en éducation spécialisée. «Je réussis même très bien dans mes études», lance-t-il.
Pour Maxime, la médication est devenue une béquille qu'il ne veut plus avoir à utiliser. «C'est correct pour les gens qui ont vraiment de la difficulté à fonctionner. Mais pour moi, la médication n'est pas essentielle. J'aime mieux avoir appris comment m'en passer.»












