Réalisée au coût de 3 millions $, la nouvelle salle de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (hôpital Laval) devient ainsi une véritable référence pour le diagnostic de plusieurs maladies, dont le cancer du poumon. Présentement, de 600 à 800 cancers sont traités à l'Institut annuellement, explique le pneumologue Simon Martel.
Au total, plus de 2500 interventions pulmonaires sont pratiquées chaque année. Outre les cancers, ces nouvelles techniques d'endoscopie faciliteront la tâche des spécialistes pour détecter certaines infections ou dégager des corps étrangers des bronches, poursuit son collègue, le Dr Mathieu Simon.
Les nouveaux équipements, dont des moniteurs de grande qualité et des systèmes GPS pour la navigation électromagnétique dans les poumons permettent notamment d'effectuer des biopsies sans chirurgie. «Le diagnostic est plus rapide et au lieu d'être hospitalisé après une chirurgie, le patient peut repartir le jour même», explique le Dr Martel. Le pneumologue souligne aussi l'attrait de ces nouveaux équipements pour la recherche et la rétention de personnel. «Les chercheurs veulent venir ici. On a même recruté deux pneumologues de Montréal, ce qui aurait été très difficile il y a peu de temps», illustre-t-il.
La Fondation de l'Institut a contribué pour 910 000 $ au financement de cette nouvelle salle inaugurée hier en présence du ministre de la Santé, Yves Bolduc, et du ministre responsable de la région, Sam Hamad.











