La maison Michel-Sarrazin a fêté ses 25 ans hier, en présence de Suzanne Bérubé (au centre), atteinte du cancer, et du ministre de la Santé Yves Bolduc, entre autres.
Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve
«On travaille sur ça en ce moment», a déclaré M. Bolduc dimanche matin à Québec, alors qu'il assistait à la commémoration du 25e anniversaire de la fondation de la Maison Michel-Sarrazin, le plus vieux centre de soins palliatifs au pays et dans la francophonie.
«Notre objectif serait d'atteindre le ratio d'un lit en soins palliatifs pour 10 000 habitants, partout au Québec», a ajouté le ministre de la Santé, qui n'était toutefois pas en mesure de dire combien on compte de lits à l'heure actuelle.
M. Bolduc a soutenu que la création de ce type d'établissement devait être une initiative du milieu. Ainsi, le nombre de maisons de soins palliatifs augmentera en fonction des désirs et des besoins des communautés, a-t-il continué. Ce n'est que par la suite que le ministère apportera son soutien financier pour aider au fonctionnement des établissements.
«Généralement, la communauté fournit la maison, soit par donation ou par fondation. Mais je crois que chaque CSSS devrait avoir sa maison de soins palliatifs pour les gens en fin de vie. Cela leur évite de décéder à l'hôpital ou à la maison, où c'est parfois très difficile. Comme ministre de la Santé, j'en fais la promotion.» Il existe 23 maisons de soins palliatifs au Québec. Chacune reçoit 60 000 $ d'aide gouvernementale par lit.
Questionné sur les rumeurs de remaniement ministériel, M. Bolduc a assuré, non sans esquisser un léger sourire, qu'il souhaitait demeurer en poste. «Le ministère de la Santé, c'est mon ministère et je l'adore. C'est très valorisant de travailler à l'amélioration du système de santé. Je ne m'attends pas à changer à brève échéance [...]. Je veux rester à la santé, mais la formation du cabinet est une prérogative du premier ministre.»












