Le dernier numéro de la revue destinée aux médecins présente un avant-goût de l'article à venir, avec la présentation de quelques paragraphes de la conclusion.
Selon l'aperçu publié, le Dr Lamontagne présentera un résumé des plus récentes études sur le cannabis fumé ou absorbé par voie orale, et son effet sur la douleur, la perte d'appétit, les nausées et les vomissements. Il conclut que les résultats des recherches sur les cannabinoïdes oraux, qui font déjà partie de la pharmacopée, ne montrent pas de miracle. Quant au cannabis fumé, il a été beaucoup moins évalué scientifiquement. «En raison du manque de données probantes, il semble improbable que de futures études montrent des avantages significatifs de la marijuana fumée par rapport à l'utilisation orale des cannabinoïdes», souligne le Dr Lamontagne.
Problème politique
Il conclut de sa revue de littérature «que le problème est davantage un problème d'idéologie légale et politique plutôt qu'un problème médical».
Considérant que les défenseurs du pot ont rejeté le rôle des données probantes pour les remplacer par l'action politique, il estime que les décideurs politiques ne «doivent pas tromper les données probantes en décidant que la marijuana est un agent pharmaceutique approprié. Ce n'est pas de cette façon que les médecins canadiens pratiquent la médecine moderne», conclut-il.
Au Collège des médecins, une porte-parole a indiqué que le Dr Lamontagne ne donnerait pas d'entrevue sur le sujet avant la publication de l'article au complet.
Au Canada, l'usage du cannabis à des fins médicales est autorisé depuis 2001 pour les personnes souffrant de maladies graves et ayant obtenu l'appui d'un médecin. Les patients autorisés peuvent le produire eux-mêmes, ou s'approvisionner à un tiers désigné, ou dans les clubs Compassion.











