L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) a dévoilé mardi le nombre de lits de soins de vie par région sociosanitaire au Québec, chiffres obtenus par la Loi sur l'accès à l'information (voir tableau).
Quelque 35 000 personnes décèdent de «maladies chroniques susceptibles de bénéficier de soins palliatifs» chaque année au Québec, écrit l'AQRP dans un communiqué. En entrevue téléphonique, la présidente Madelaine Michaud indique qu'il faudrait environ 1300 lits pour répondre aux besoins, un calcul qui tient compte d'une durée d'utilisation moyenne de deux semaines.
Des sondages réalisés auprès de ses conseils régionaux font dire à la présidente que les citoyens manquent d'information sur les possibilités de soins en fin de vie. Or, «il a été démontré que les personnes atteintes de maladies chroniques qui obtiennent des soins appropriés sont moins portées à vouloir que l'on mette fin à leurs jours».
Plus qu'un simple service
À l'approche des auditions publiques de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, Mme Michaud dit croire que le débat sur l'offre des soins en fin de vie devrait avoir priorité. «C'est plus que d'un service qu'il est question, c'est de bien terminer son passage sur terre», souligne-t-elle.
La présidente convient que le Québec ne peut se priver de faire le débat sur l'euthanasie. «Je pense que la population est arrivée à ce point.» Mais elle réitère aussi sa conviction qu'il est encore plus urgent de parler de soins palliatifs et de dégager des ressources pour accroître les services. L'AQRP formule d'ailleurs des recommandations en ce sens.











