«Chez nous, on fonctionne différemment», explique le chef du service d'hématologie, Dr Robert Delage. Celui-ci est sorti de ses vacances le temps d'une longue entrevue pour parler boulot, un boulot qu'il adore.
«La relation entre le médecin et le malade est la plus intense qui soit. On n'est pas obligé de guérir pour aider le monde, on peut quand même les aider à cheminer. C'est pour ça que pour nous c'est essentiel de voir le même.»
«Je ne critique pas le CHUQ», s'empresse-t-il toutefois de préciser à propos du fait que les patients n'y ont pas de spécialiste attitré. Il se dit conscient que chaque établissement a sa propre culture, sa propre histoire, ses propres contraintes.
Même au CHA, le principe n'est pas absolu. Pendant les vacances des médecins, et lorsque les patients sont hospitalisés, ils voient le médecin de garde. Par contre, précise le Dr Delage, les patients cancéreux sont suivis la majeure partie du temps en clinique externe.
Les services hors du CHA se font aussi en rotation. Sa quinzaine de spécialistes se rendent à l'Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec, à l'hôpital Chauveau, ainsi qu'à Montmagny, Rivière-du-Loup, Baie-Saint-Paul, La Malbaie, Sept-Îles et aux Îles-de-la-Madeleine.
Organisation optimale
Pour le président de l'Association des médecins hématologues et oncologues du Québec, le Dr Daniel Bélanger, l'organisation optimale serait la formation d'équipes d'une douzaine de spécialistes, dans lesquelles de petits sous-groupes de trois ou quatre se partageraient les mêmes patients. Une formule qui permet à chacun de prendre des vacances, d'accroître sa formation et de partager les gardes. La collégialité permet également un meilleur échange d'avis spécialisés.













