À la mi-juillet, Le Soleil rapportait les difficultés de l'hôpital lévisien à accorder un premier rendez-vous avec un hémato-oncologue, ce double spécialiste des maladies du sang et du cancer qui détermine le traitement de chimiothérapie et son ajustement constant.
Ce n'est toutefois que deux semaines plus tard que des ententes ont été prises avec d'autres hôpitaux, a indiqué la semaine dernière le Dr Bernard Lefebvre, qui assurait le remplacement de la directrice des services professionnels pendant ses vacances. «C'est le premier dossier que j'ai eu à régler à mon arrivée au début d'août», a-t-il indiqué.
Le 24 août, il restait encore neuf patients hors délai sur la liste d'attente. Mardi, ce nombre était descendu à cinq.
Pour faire face à la crise estivale, a mentionné le Dr Lefebvre, des hémato-oncologues ont fait du temps supplémentaire et d'autres sont entrés quelques heures pendant leurs vacances.
«Il y a encore des délais; il n'y en a pas plus, il n'y en a pas moins», indiquait-il toutefois. La liste des patients en attente est révisée tous les jours pour évaluer les urgences médicales, qui varient selon les types de cancer.
Problème régional
À l'Agence de la santé de Chaudière-Appalaches, l'adjoint au directeur médical, Émilien Bouffard, indiquait pour sa part que la situation en hémato-oncologie est difficile dans toute la région.
Ce sont les spécialistes du CHUQ qui desservent la plupart des hôpitaux du territoire, à l'exception de celui de Montmagny, desservi par le CHA un jour par semaine. Or, le CHUQ vit une situation très difficile.
Les visites ont dû être interrompues à Saint-Georges, et les patients beaucerons se rendent à Lévis, ce qui ajoute à la pression sur cet hôpital. Par contre, Thetford-Mines continue d'être visitée une fois par semaine, et les suivis se font à distance, soulignait M. Bouffard.













