Le ministre inaugurait le nouveau bâtiment du point de service du Centre local de services communautaires (CLSC) à Caplan quand il a invité les Gaspésiens à s'occuper de leur agence de santé, «si vous ne voulez pas que vos affaires soient réglées à Québec ou à Montréal».
Les gens sur place ont interprété cette déclaration comme un signe que l'agence continuera d'exister. Questionné plus tard sur la signification de cette phrase, le ministre a précisé qu'en «Gaspésie, votre configuration de services est presque parfaite», ce qui lui con-fère «une plus grande efficacité».
Une fusion avec l'Agence de santé du Bas-Saint-Laurent lui apparaît peu pratique «en raison de la distance entre certains points de service et les centres de décision». Bref, «on ne s'attend pas à de grandes modifications», a dit le ministre Bolduc, vantant le plaidoyer de la ministre régionale Nathalie Normandeau pour protéger ce palier de décision.
Sans s'avancer sur la date à laquelle il annoncera ses intentions pour l'ensemble du Québec et l'allure que sa décision prendra, il s'est dit conscient que «les régions perdront du pouvoir» s'il y a fusion d'agences.
Il a rappelé que toutes les agences de santé du Québec géraient 30 milliards $ avec 800 employés. «Il n'y a pas beaucoup d'entreprises privées qui gèrent 30 milliards $ avec si peu d'employés.»
Les ministres Bolduc et Normandeau ont d'autre part vanté les efforts du personnel du CLSC de Caplan et de l'entrepreneur en construction pour livrer un bâtiment en moins de 15 mois entre son annonce et son entrée en fonction.
De plus, le ministre de la Santé a annoncé 14,2 millions $ pour rénover et maintenir les immeubles et l'équipement du réseau de la santé en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine en 2010-2011, 500 000 $ de plus que l'an passé.



















