Au début du mois, le Commissariat à la protection de la vie privée enjoignait Google ou toute autre entreprise offrant un service du type Street View à «déployer plus d'efforts pour faire savoir aux citoyens qu'elles vont photographier les rues de leur ville [et] du moment où cela se produira».
Google a de toute évidence décidé de passer outre cette recommandation et a entrepris en fin de semaine de filmer les rues de la capitale pour son service Street View. Seul un communiqué publié en mars dernier annonçait que des véhicules de Google allaient photographier les rues de 11 villes canadiennes, dont Québec et Montréal, sans préciser les dates exactes de leur passage.
Ce service Internet permet de visiter virtuellement des quartiers précis, grâce à des images prises au niveau de la rue.
Lundi après-midi, une Chevrolet rouge arborant le logo Google et munie d'un système de caméras à 360 degrés sur son toit arpentait les rues du quartier Montcalm.
Un service controversé
Selon la Loi sur la protection des renseignements personnels, vous devez être informé que l'on vous photographie à des fins commerciales, savoir à quelles fins sera utilisée votre image et y consentir.
Google donne l'assurance que les visages sont automatiquement brouillés. Cependant, une porte-parole du Commissariat à la protection de la vie privée affirmait à La Presse qu'en ces circonstances, si un citoyen photographié par Google déposait une plainte, l'organisme devrait enquêter.
Depuis sa mise en service, Google Street View a soulevé la controverse en présentant des images de citoyens dans des situations compromettantes, comme des personnes entrant dans un magasin de produits érotiques ou des femmes très légèrement vêtues.
La semaine dernière, des habitants du village de Broughton en Angleterre ont formé une chaîne humaine pour empêcher un véhicule de Google Street View de prendre des photos de leur quartier et de leurs maisons.











