Tenant sa première conférence de presse depuis son retour sur Terre le 31 juillet, Mme Payette a montré quelques-unes des 8000 photos prises au cours de la mission de 16 jours. L'astronaute faisait aussi partie de l'équipe de caméraman, ayant contribué à documenter cette aventure.
Elle a notamment raconté, vendredi, à l'Agence spatiale canadienne, à Longueuil, son approche de la Station spatiale internationale, qui n'était d'abord qu'une «étoile brillante», et les opérations délicates au cours de la mission qui ont nécessité un minutieux travail d'équipe.
L'astronaute canadienne avait déjà affirmé que le rôle que le Canada avait joué dans un tel effort international ne pouvait être ignoré.
À titre d'experte en bras robotisés au sein de l'équipage, Mme Payette a opéré trois bras manipulateurs au cours de la mission: le Canadarm 2 de la Station spatiale internationale, le Canadarm de la navette spatiale et le bras japonais.
Julie Payette effectuait cette année son deuxième séjour dans l'espace, puisqu'elle avait été membre de l'équipage de la navette Discovery à la fin des années 1990.
Le décollage d'Endeavour a été reporté plusieurs fois en raison de problèmes techniques et des mauvaises conditions météorologiques.
Lors de cette longue mission d'assemblage, les astronautes ont complété l'installation de la plateforme extérieure du laboratoire japonais Kibo et ont procédé au remplacement d'équipement essentiel à la Station spatiale internationale.
Lors de cette mission, deux astronautes canadiens se sont rencontrés dans l'espace pour la première fois dans l'histoire du Canada.
Le 17 juillet, Endeavour s'est amarrée à la station, et Julie Payette a été accueillie par son collègue Robert Thirsk, qui était arrivé en mai à la station internationale à bord d'une fusée russe Soyouz.

















