C'est du moins ce qu'estime Jeremy Carver, président-directeur général de l'International Consortium on Anti-Virals de l'Université Trent, à Peterborough, qui est aussi sur les rangs pour obtenir l'unité de production de vaccins contre le VIH-sida.
«Nos chances sont excellentes, a-t-il affirmé jeudi au Soleil. Des quatre projets présentés, nous sommes ceux qui ont le plus d'expérience dans le domaine que veut développer la Fondation Bill Gates. Nous avons une expérience qu'aucun des autres candidats ne détient.»
Créé en 2004, le consortium - qui regroupe 200 chercheurs répartis dans 24 pays - se spécialise dans la production de traitements antiviraux. Le groupe, à l'affût des découvertes médicales d'un peu partout sur la planète, a été créé pour rendre accessibles des vaccins et des médicaments aux pays en développement.
Le consortium met d'ailleurs l'accent sur la création d'un vaccin à faible coût, un aspect du projet qui pourrait jouer en sa faveur, ajoute M. Carver. Un vaccin abordable permettrait sa vente en plus grande quantité, ce qui assurerait la viabilité financière du projet. «Cette unité de production doit s'autofinancer par les profits générés, qui permettront de supporter la production», explique-t-il.
Le processus de sélection entourant ce projet serait toutefois retardé à cause de la grippe A (H1N1), qui accapare l'Agence canadienne de santé publique, maître d'oeuvre du projet. M. Carver s'attendait à recevoir une réponse en septembre, mais tout semble maintenant sur la glace. «Nous n'avons aucune idée de l'échéancier. Tout est au ralenti», dit-il.
Autres concurrents
À London, l'Université of Western Ontario - qui annonçait l'an dernier la découverte d'un vaccin contre le VIH-sida - convoite aussi l'unité de production. Sa candidature a été rendue publique dès novembre 2008.
De son côté, l'International Center for Infectious Diseases, basé à Winnipeg, a fait connaître sa candidature en mai. Parmi ses partenaires, on trouve le plus grand centre de recherche et de développement de vaccins contre le VIH-sida au monde, basé à New York, de même que le plus important fabricant de vaccins sur la planète, selon le communiqué de presse.
Alors que ses concurrentes ont rendu publique leur candidature il y a plusieurs mois, l'Université Laval a refusé jeudi de nous en dire davantage. «C'est délicat de commenter le dossier tant que la décision n'est pas prise», s'est contentée d'affirmer la directrice des communications, Hélène Côté.
L'Université Laval abrite le Centre de recherche en infectiologie. Avec ses 250 scientifiques, il s'agit du plus important centre de recherche sur les maladies infectieuses au Canada, selon son site Internet. Son directeur, le Dr Michel G. Bergeron, fait
de la lutte contre le VIH-sida une priorité.












