De passage pour livrer la bonne nouvelle, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, a réitéré l'engagement de son gouvernement à revigorer les militaires. «Si vous regardez le bilan des quatre dernières années, vous verrez des investissements considérables.» Ottawa a promis quelque 490 milliards $ à la Défense nationale sur 20 ans, dit-il.
Dans le lot de projets, il y a des infrastructures comme le centre Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) de Valcartier. Mais aussi des chars de combat Leopard 2, des avions C-17 et des Hercules C-130, des hélicoptères Chinook et des véhicules de transport, énumère-t-il.
«Nous l'avons fait en vitesse accélérée, à cause du rythme important auquel se succèdent les missions.» Il faudra financer l'achat de navires et les salaires des très nombreux soldats recrutés, insiste le ministre.
«Beaucoup des investissements dans les forces canadiennes pendant les dernières trois ou quatre années, c'est pour l'équipement pour la mission en Afghanistan.»
À Valcartier, les fonds qui seront versés au cours des 10 prochaines années permettront de remettre au goût du jour des bâtiments construits depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus ou moins un millier d'ouvriers, d'architectes et d'autres travailleurs de la construction pourraient être mis à contribution d'ici 2020.
Les dollars permettront d'aménager de nouveaux laboratoires. Mais que font donc les 400 employés (dont 280 civils) de RDDC Valcartier dans ces labos, derrière les vitres teintées et les clôtures? «On travaille sur des minidrones», répond le directeur, Guy Vézina.
Imaginez des libellules électroniques téléguidées qui foncent vers les positions ennemies pour recueillir des images : c'est un des rêves des chercheurs. Ils bossent aussi sur des systèmes de communications de pointe et des outils de protection pour les soldats, les véhicules et les navires.
Sous haute surveillance
Les journalistes étaient sous haute surveillance, hier. À notre arrivée, nous avons dû montrer patte blanche : pièce d'identité vérifiée, preuve que nous travaillons bien dans un média exigée, signatures de deux documents, cellulaire laissé dans un casier, carte magnétique fournie à tous...
Puis, nous avons poireauté dans la guérite de la sécurité, le temps que le ministre de la Défense nationale arrive. Les médias ont ensuite été conduits, en autobus, dans un bâtiment à deux pas. Il n'aurait pas fallu que nous nous égarions. Le matériel «sensible» (les drones miniatures) était caché. Soudain, la vessie a réclamé soulagement : deux agents de sécurité nous ont escorté... Pas question de vagabonder!











