Paul Grenier et Michael Bechler se sont rencontrés il y a deux ans à Québec lors du forum Futurallia. Les discussions d'affaires ont vite porté fruit, et l'initiative qu'ils annoncent était en préparation depuis un an.
Le logiciel Webagoo a été conçu par la firme de M. Bechler en France, Actinium. Paul Grenier possède aussi une compagnie active dans le domaine informatique à Chandler, Global Média. PME Project constitue toutefois une initiative personnelle des deux hommes.
«Global Média crée présentement des sites Internet pour 8000 $ ou 10 000 $. Ça coûte ensuite de 120 à 180 $ par année pour l'hébergement du site. Maintenant, pour créer soi-même son site dynamique et interactif, il faudra débourser 229 $», précise M. Grenier.
Ne torpille-t-il pas ainsi son propre marché? «Nous sommes rendus là, technologiquement. PME Project est à la recherche de distributeurs pour le logiciel Webagoo. Global Media devient distributeur. Ça va nous attirer du travail», insiste Paul Grenier.
Le logiciel Webagoo crée et gère le contenu du site, en plus d'assurer la diffusion de l'information à travers un réseau de 40 000 portails régionaux et thématiques. Il permet aussi à l'utilisateur de gérer son image sur les réseaux sociaux et il améliore le référencement sur les moteurs de recherche. «Tu peux préprogrammer le référencement sur de multiples portails», précise Paul Grenier. Ainsi, l'utilisateur peut cibler géographiquement la zone dans laquelle son entreprise et ses services seront diffusés.
«Tu joues le jeu de Google, mais à l'inverse. Tu pars du petit et tu vas au grand [...] Google est friand de ce type de propagation», ajoute-t-il. PME Project cherche à pourvoir 16 postes. La croissance de l'entreprise devrait faire doubler la main-d'oeuvre en trois ans. La firme cherche des directeurs de vente, des référenceurs, des téléphonistes, des vendeurs et des programmeurs informatiques, notamment des spécialistes de l'optimisation des moteurs de recherche.
PME Project s'établit dans le Techno-centre des technologies de l'information et des communications, ouvert il y a un an au coeur de Chandler. «Nous bénéficions de trois ans de loyer gratuit et nous croyons en nos chances de faire revenir la main-d'oeuvre qualifiée ici», dit M. Grenier.
Le démarrage de l'entreprise exige une injection de fonds de 600 000 $. L'appui d'une demi-douzaine d'organismes de développement représente la moitié de cette somme, et il prend surtout la forme de prêts.










