Le Bureau est formé de quelques députés, notamment le président de l'Assemblée nationale, le whip en chef du gouvernement ainsi que la whip de l'opposition officielle. «J'ai demandé à les rencontrer pour présenter un document qui présente le logiciel libre, explique quels sont ses avantages, et fait état de quelques expériences qui ont réussi ailleurs dans le monde», déclarait-elle en entrevue au Soleil.
Cette semaine est un moment charnière, explique la députée péquiste de Taillon. D'une part, un récent jugement de la Cour supérieure a ouvert la porte au logiciel libre en déclarant que l'État devait recourir à des appels d'offres lors du remplacement de systèmes d'exploitation ou de suites bureautiques.
D'autre part, il s'agit de la dernière réunion du Bureau avant la clôture de la session. «Je ne m'attends pas à ce que le Bureau prenne un engagement à ce stade-ci, dit-elle, mais j'aimerais qu'on crée au moins un petit comité de travail, avec des gens qui connaissent le logiciel libre, pour examiner la possibilité d'en faire l'essai.»
Un tel projet ne placerait pas le Québec en marge du développement technologique, tout au contraire, dit-elle. «Il y a un vaste mouvement à travers le monde vers l'usage du logiciel libre, et le Québec se doit d'y participer. L'Assemblée nationale, c'est petit à côté de l'État québécois, mais si ce projet réussissait, ça pourrait aider à faire avancer les choses.»
Par ailleurs, ajoute-t-elle, le Parti québécois entend faire pression pour éviter que le gouvernement porte le jugement de la Cour supérieure en appel, et qu'il modifie ses pratiques pour l'avenir.















